Source  : Shutterstock
Source : Shutterstock
Chaque semaine depuis le début de l’année, un avocat quitte le Canada pour aller travailler dans une des 200 plus grandes firmes américaines.

Le rythme de ces départs a doublé comparativement à ce qui était constaté au cours de chacune des trois dernières années, relève une étude menée par Firm Prospects.

Une raison peut expliquer cette brusque accélération: la flambée des salaires proposés par les cabinets américains. Les rémunérations proposées au sud de la frontière représentent désormais le double de ce qui est versé dans les cabinets à Toronto. La rémunération de base dans les 200 plus grandes firmes américaines avoisine à présent les 200 000$ US, et elle peut atteindre 365 000$ US pour les associés les plus expérimentés.

À Toronto, un avocat débutant dans un grand cabinet peut s’attendre à recevoir 100 000$ à 110 000$, soit 80 000$ US à 89 000$ US.

Gare au retour…

Si ces montants peuvent décider plusieurs avocats canadiens de déménager aux États-Unis, il faut cependant se rappeler que le recrutement à l’étranger est cyclique aux États-Unis.

Il est donc essentiel de penser au retour, car de nombreux avocats canadiens partent vivre quelques années aux États-Unis, avant de revenir au pays. La motivation de la rémunération tend à s’effacer avec le temps… devant la charge considérable de travail qui doit être fournie.

Mais au moment du retour, l’avocat canadien devra être capable d’accepter un salaire en forte baisse. Et surtout, il devra éviter de revenir au moment d’une crise économique comme celle vécue en 2008: les opportunités d’emploi étaient alors proches du néant.