Mes Daniel Bénay, Azim Hussain et Vivianne Lapointe. Photos : Archives et LinkedIn
Mes Daniel Bénay, Azim Hussain et Vivianne Lapointe. Photos : Archives et LinkedIn
Mes Daniel Bénay, Azim Hussain et Vivianne Lapointe sont des trophées de NOVAlex.

À eux trois, ils cumulent plus d’un demi-siècle d’expérience en droit. Maintenant à l’emploi du cabinet boutique, ils ont tous trois passé la majeure partie de leur carrière au sein de piliers du milieu juridique.

Mais pourquoi quitter les McCarthy Tétrault, Norton Rose Fulbright et Blakes de ce monde pour joindre les rangs d’un cabinet boutique ?

Le trio, formé d'anciens poids lourds, se confie à Droit-inc dans le cadre d’un entretien exclusif. Et leurs réponses pourraient vous surprendre.

Un indice : les engagements pro bono de NOVAlex… même s’ils reconnaissent que leurs anciens employeurs leur permettaient aussi d’en faire.

Des avocats avec une conscience sociale

D’emblée, un constat : un fil conducteur s’est rapidement imposé, à mesure que défilaient les réponses de Mes Bénay, Hussain et Lapointe.

À leur façon, ils ont chacun répété le mantra de NOVAlex sur la mission sociale du cabinet. De joindre ses rangs serait un moyen, disent-ils, d’exercer un « impact social » auprès de la collectivité.

Rappelons que NOVAlex offre une heure de services juridiques sur une base pro bono pour chaque heure de services rendue à un client d’affaires.

Me Daniel Bénay, qui a passé 30 ans chez McCarthy, résume en affirmant que sa carrière chez NOVAlex lui permet ainsi d’offrir un « sens beaucoup plus complet » à l'exercice de sa profession.

« Pour moi, ça donne un sentiment de satisfaction immense, car je peux, dans la même journée, travailler pour une multinationale en plus de travailler pour monsieur et madame Tout-le-Monde », illustre de son côté Vivianne Lapointe, qui a passé huit ans chez Blakes, dont quatre comme avocate.

Le monopole du pro bono ? Pas tout à fait

Questionné par Droit-inc, le trio reconnaît qu’ils ont eu l’occasion de faire du pro bono par le passé, chez leur ancien employeur respectif.

C’est le cas, par exemple, de Me Azim Hussain, qui a notamment représenté l’ONG Redress Trust à la Cour suprême du Canada, dans l’affaire Kazemi.

« L’immunité des états étrangers est l’un de mes domaines d’expertise, explique celui qui a passé 18 ans chez Norton Rose Fulbright. Ça me donne l’occasion de pratiquer deux sortes de droit, soit des cas pro bono, pour des individus et ONG, ainsi que du droit commercial ».

Même son de cloche du côté de Me Bénay et Lapointe, qui ont pu effectuer du pro bono dans leur domaine respectif : le droit corporatif et commercial pour le premier, et le droit locatif pour la seconde.

Persistez et signez

Alors, pourquoi joindre les rangs d’un NOVAlex ?

Le trio persiste. Ils se disent tous trois charmés par la mission sociale du cabinet, qui serait inscrite dans son « ADN ».

« NOVAlex, c’est une entreprise leader en responsabilité sociale et en développement durable. Pour moi, c’est le futur des affaires. Je ne connais aucun autre modèle qui fait du un pour un, c’est-à-dire une heure de pro bono pour chaque heure facturable pour des clients d’affaires », insiste Me Lapointe.

« Il y a aussi un focus intense des associés au sujet du bien-être des employés, de l’impact social, de l’impact environnemental et de la société en général. »

Des préjugés ?

Comment réagiraient vos collègues, votre famille et vos amis si vous preniez la décision de vous déraciner dans un cabinet où vous êtes pleinement intégré ?

Droit-inc a posé la question aux trois expatriés de NOVAlex, qui soutiennent que leur transition vers le cabinet boutique s’est bien déroulée.

Ni jugement ni appréhension de leur entourage, disent-ils.

« Quant à moi, c’est une continuation, soutient par exemple Me Bénay. Il est très important, dans le cours d’une carrière, d’évoluer et de faire face au changement. Ça fait partie de la vie pour nous tous, il n’y a rien d’immuable. »

« Pour moi, ce fut très simple, très facile, car il s’agit d’une continuation », complète le Barreau 1977.

Pas de différence non plus entre la pratique en gros et en petits cabinets, selon le trio d’avocats.

« La question de taille est là, explique Me Hussain. Il y a des différences à ce niveau-là, mais, à part ça, la pratique est essentiellement la même. »

« La vocation de NOVAlex est de rendre les meilleurs services. Ultimement, notre obligation est vis-à-vis de nos clients. Nous devons faire de notre mieux pour aider ces derniers à résoudre leur problème », explique Me Bénay.

Daniel Bénay détient un doctorat en droit de l’Université d’Ottawa. Il s’est joint à McCarthy Tétrault en 1986. L’ancien associé à quitté le cabinet en décembre 2016, avant de rejoindre NOVAlex en avril 2017.

Azim Hussain a complété sa formation en droit à l’Université McGill, en 2000. Il a travaillé chez Norton Rose Fulbright entre 2002 et octobre 2020. Il est associé chez NOVAlex depuis octobre dernier.

Bachelière en droit de l’Université de Montréal, Vivianne Lapointe a travaillé pendant plusieurs années chez Blakes, avant de travailler quatre ans chez Carbonleo. Elle travaille chez NOVAlex depuis juin dernier.