Michel Beauchamp et Cindy Gilbert. Source: Site web de Beauchamp et Gilbert et de Magistrum
Michel Beauchamp et Cindy Gilbert. Source: Site web de Beauchamp et Gilbert et de Magistrum
Parfois, de petits coups de pouce du destin changent toute une existence. C’est en effet en arrivant en retard à un cours au Cégep que Michel Beauchamp a commencé à discuter avec sa voisine de table Cindy Gilbert, qui deviendrait la femme de sa vie et sa partenaire de pratique.

Mieux encore, c’est grâce à une erreur administrative de l’Université d’Ottawa que ce même jeune homme, plus impliqué à cette époque en « Cafétéria 101 et 102 » que dans son programme scolaire, a été contre toute attente admis en droit !

Comme il le raconte aujourd’hui encore en riant, « Contrairement à Cindy, j’ai été refusé par toutes les universités deux fois plutôt qu'une ! Toutes, sauf une qui a par mégarde fait passer le résultat des tests psychométriques avant les théoriques. Une chance! »

Source: Site web de Magistrum
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Une anecdote d’autant plus savoureuse que Me Beauchamp est devenu par la suite un juriste reconnu dans le domaine des successions et du droit des personnes, mais aussi un chargé de cours respecté pour l’Université d’Ottawa puis l’Université de Montréal, où il enseigne depuis 2002. On lui doit également une centaine de textes et 14 ouvrages de doctrine.

La différence Magistrum

L’entreprise Magistrum a été fondée en 2016 lorsque les deux notaires à la tête du cabinet Beauchamp et Gilbert, créé depuis 1992 – eh oui, presque 30 ans ! –, ont décidé de sortir le volet de formation de leur pratique. Mais cela faisait déjà des années que les deux spécialistes répondaient à de multiples demandes provenant d’anciens étudiants devenus notaires ou avocats.

Pourquoi étaient-ils si sollicités ? « Parce qu’ils savent que Michel connaît très bien sa matière et peut les aider en un temps record, répond Cindy Gilbert. Par exemple, il connaît absolument par cœur tous les codes relatifs au droit des successions ! »

Source: Site web de Magistrum
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Ce à quoi Me Beauchamp ajoute : « Disons que pour moi, la base d’un bon enseignement, au-delà des capacités pédagogiques, c’est de maîtriser sa matière. Même le plus beau parleur ne saurait enseigner correctement sans connaître son sujet. »

Alors, plutôt que de voir leur temps, alors partagé entre leur cabinet et l’enseignement, grugé par ce volume important de demandes, les deux notaires ont commencé à proposer un abonnement permettant de poser annuellement un certain nombre de questions et de participer à une journée de discussion sur des dossiers concrets. Et force est d’admettre qu’ils ont vu juste, puisque ce service compte à présent 200 abonnés. « Nous sommes même passés d’une journée à dix journées de rencontres par an tellement ce système est populaire », indique Me Gilbert.

Parallèlement, Me Beauchamp est régulièrement approché par des cabinets d’avocats pour réaliser du coaching en droit de succession ou pour émettre une opinion juridique sur certains dossiers touchant au notariat. Comme il l’explique, « déléguer une personne quelques heures sur un dossier, plutôt que d’en investir des dizaines pour trouver une solution, c’est gagnant. »

Des formations juridiques uniques en leur genre

Mais le cœur de Magistrum se situe au-delà de ces services. Afin de combler le manque de formations nichées dispensées auprès des notaires et des avocats, Me Beauchamp et Me Gilbert ont monté un éventail de perfectionnements courts et destinés à de petits groupes de 30 personnes maximum pour que chaque participant puisse aller chercher le bagage dont il a besoin.

Source: Site web de Magistrum
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Comme l’explique Me Gilbert, « Contrairement aux formations continues, qui s’adressent à des centaines de personnes, nous faisons en sorte que les participants appliquent immédiatement ce qu’ils ont appris. Cela fait une grande différence pour les professionnels. »

D’où leur est venue cette idée ? Une fois encore, de leur propre expérience. Au début de leur pratique, les deux notaires ont effectivement connu des années de vache maigre. « Tout ce qu’on avait dans le frigo, c’était de la lumière », résume Michel Beauchamp.

Mais c’est cette même situation qui les a poussés à être créatifs et, sans le savoir, à trouver leur voie. Alors qu’on leur disait tout le temps que pour réussir dans ce métier, il fallait se spécialiser pour se distinguer de ses concurrents. « Pourtant, les formations universitaires et continues sont plus souvent qu’autrement génériques, indique Me Gilbert, et il existe peu de ressources pour trouver une niche spécifique. »

C’est cette situation que les deux experts sont venus changer au moyen de premières présentations en droit de l’inaptitude à l’aile montréalaise de la Société Alzheimer, puis d’autres sur les nouvelles règles légales relatives à la Loi sur le curateur public à travers le réseau de la santé du Grand Montréal. Il n’en fallait pas plus pour paver la voie à une spécialité qui n’existait pas encore sur le marché : l’enseignement ciblé et pratique.

Source: Site web de Magistrum
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Justement, quels sont les créneaux couverts par cet enseignement spécifique ? Ils comprennent bien sûr les spécialités phares des deux notaires, à savoir le droit de la personne, le droit des successions, les régimes matrimoniaux et les régimes de protection. Mais le duo s’est aussi associé à des professionnels maîtrisant d’autres champs de pratique comme le droit de la famille, le droit testamentaire et le droit immobilier.

« Nous disposons à présent d’une vingtaine de formateurs ferrés qui peuvent aussi bien armer des notaires stressés de se présenter devant des juges en cas de demande conjointe de divorce, que des avocats qui doivent intégrer dans les documents légaux de leurs clients des détentions immobilières aux États-Unis, comme un condo en Floride. Nous pallions donc à tout ce qui peut manquer aux professionnels pour accomplir efficacement leur travail », explique Me Beauchamp.

Des projets à la tonne !

Avec à ce jour plus de 40 formations différentes offertes et plus de 2300 inscriptions, on peut dire que Michel Beauchamp et Cindy Gilbert n’ont pas chômé en l’espace de cinq ans !

« Nous sommes fiers du chemin accompli, avouent-ils, mais nous sommes passionnés et carburons aux projets, alors nous ne voulons pas nous en tenir là. Il y a encore tant de besoins à combler ! »

Source: Site web de Magistrum
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Effectivement, le calendrier de formations est plein au point que Me Gilbert doit refuser des inscriptions. De plus, des demandes affluent dans d’autres niches, comme le droit d’auteur et le droit des affaires, ainsi que pour divers corps de métier qui ont besoin de connaissances légales pratiques qu’ils sont incapables de trouver ailleurs. C’est le cas par exemple des médecins et des travailleurs sociaux pour les régimes de protection, des conseillers financiers en matière testamentaire, des comptables, ou encore des courtiers immobiliers.

Voilà pourquoi le slogan de Magistrum, « des formations pratiques pour les praticiens du droit », est plus pertinent que jamais. Et que l’agilité et le dynamisme de ses deux fondateurs, qui songent à proposer dès 2022 trois formats – des webinaires préenregistrés, des séances Zoom et des formations en présentiel – pour pouvoir épauler les professionnels partout au Québec, y compris dans les régions moins desservies en formations juridiques, sont si appréciés des professionnels de tous crins.

Magistrum : 5 ans en 5 dates

1er novembre 2016 : Constitution de l’entreprise Magistrum, formation et conseil inc.

30 novembre 2016 : Première formation donnée sur le thème « La liquidation des successions »

4 mai 2017 : Première formation en ligne et en direct

1er juin 2018 : Première participation à titre d’exposant au congrès de l’Association des jeunes Barreaux de région

15 septembre 2021 : 2000e inscription à une formation Magistrum