Le 22 septembre dernier, la colorée avocate de Lola est venue expliquer son point de vue à une centaine d’étudiantes et d’étudiants de la section de droit civil de l’Université d’Ottawa.

Me Goldwater lançait la série des midis-conférences 2009-2010.

« S’il y a une chose que je veux réussir à faire pour vous aujourd’hui, c’est de démystifier la mythologie autour de cette institution », a déclaré Me Goldwater, qui défendra cet automne devant la Cour d’appel du Québec la cause très médiatisée de Lola c. Éric.

Rappelons-le, sa cliente a eu trois enfants avec un milliardaire québécois qui a accepté de verser une pension alimentaire pour ses enfants mais qui refuse de verser à son ex une part du patrimoine familial (50 millions $) en plus d’une pension personnelle.

Me Goldwater conteste la constitutionalité de la définition fédérale du mariage dans la Loi sur le mariage civil, ainsi que les nombreuses dispositions du Code civil du Québec qui sont, à ses yeux, discriminatoires à l’encontre des conjoints de fait.

« C’est une punition lorsque la loi ne protège pas les conjoints de fait. Cette punition est la plus ressentie par les vulnérables, les plus opprimés, bien souvent les femmes et les enfants », a expliqué l’avocate spécialisée en droit de la famille, dont les propos sont rapportés sur le site de la fac de droit.

Elle souligne que plus de la moitié (52%) des enfants québécois en 2006 ont pour parents des conjoints de fait, mais que le gouvernement ne fait rien pour les protéger. Il y a bien eu des commissions parlementaires pour étudier la question, dit-elle, mais sans plus.

« Aucun projet de loi n’a été présenté à l’Assemblée nationale, précise-t-elle. Alors où est le processus démocratique? Personne n’a voté pour quoi que ce soit. C’est la règle de « mañana » (demain) ».

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