Tel est l’avis Purdy Crawford, l’avocat torontois d’Osler qui a dirigé la restructuration du papier commercial au Canada.

Me Crawford estime également qu’une loi fédérale qui contrôlerait les primes versées à court terme aux dirigeants d'entreprises et qui aurait comme objectif de réduire le risque d'une nouvelle crise financière n’est pas nécessaire.

« Avant de décider qu'une nouvelle loi est nécessaire, il faut commencer par examiner les dégâts qui auraient été causés », a déclaré hier Me Purdy à la Chambre de commerce de Montréal, dont les propos sont rapportés par La Presse Canadienne. À ce jour, a-t-il dit, le système de primes à court terme en vigueur au Canada n'a pas causé trop de dommages.

Rappelons-le, le ministère fédéral des Finances étudie différentes mesures pour tenter d'encadrer le lien qui pourrait exister entre de telles primes et la vulnérabilité au risque.

Pour Me Purdy, une combinaison de primes immédiates et à court et long terme est la plus efficace pour influencer la performance.

Aux États-Unis et en Europe,
plusieurs études ont révélé une corrélation négative entre le risque de voir une entreprise déclarer faillite et son recours aux primes, à la rémunération variable et aux programmes d'options d'achat d'actions pour ses dirigeants.

D'autres études ont laissé entendre que les dirigeants de banques détenant bon nombre d'actions de leur entreprise, une mesure destinée à les inciter à la prudence, affichaient en fait des performances inférieures à celles de leurs collègues qui n'en détenaient que peu.