La robustesse de la croissance économique qui a débuté en 2020 s'est poursuivie en 2021, portée par un certain nombre d’événements à commencer par le changement de garde aux États-Unis en faveur des démocrates qui ont pris le pouvoir au début de janvier. De plus, les différentes mesures de relance budgétaire du président Joe Biden ont alimenté l’optimisme des investisseurs.

Malgré une hausse soudaine de l’inflation qui était considérée comme transitoire à l’époque et l’apparition du nouveau variant Delta de la COVID-19 ainsi que les efforts de vaccination ayant suffisamment progressé, les marchés ont tout simplement fait abstraction de ces mauvaises nouvelles. Le tout s’est traduit par une hausse considérable des taux d’intérêt au niveau mondial et un engouement soutenu pour les actifs risqués.

L’émergence de problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement et de pénuries de main-d’œuvre s’est concrétisée en une hausse marquée des données inflationnistes lesquelles ont exacerbé les inquiétudes des investisseurs quant à un éventuel resserrement des politiques monétaires.

En effet, les différentes banques centrales qui jusqu’à la fin du deuxième trimestre avaient considéré la montée inflationniste comme phénomène transitoire ont réagi à ces tendances haussières en annonçant et dans certain cas, mettant en œuvre, la diminution de leurs politiques monétaires ultra-accommodantes.

Outre quelques soubresauts durant l’année incluant une courte période en fin novembre suivant l’annonce de la nouvelle variante Omicron, les marchés ont affiché des résultats impressionnants. Dans l’ensemble, la vigueur de la croissance économique, les politiques monétaires et budgétaires accommodantes conjuguées à l’optimisme des investisseurs ont propulsé plusieurs marchés boursiers à des sommets records.

Entre autres, l’indice MSCI Monde tous pays a progressé de 21,4 % en monnaie locale en 2021, inscrivant un rendement annuel supérieur à la moyenne une troisième année de suite. Au Canada, le marché des actions a enregistré des gains de 25,1% au cours de l’année. Finalement, l’indice obligataire universel FTSE Canada a reculé de -2,5% en 2021.

Perspectives 2022

Le retour à la normale a connu un certain nombre de revers, avec la flambée du variant Omicron de la COVID-19, les chaînes d'approvisionnement tendues et les événements climatiques extraordinaires de l'année dernière. En effet, si l'on sait peu de choses sur la nouvelle variante Omicron en dehors de son taux de transmission élevé et de sa résistance au vaccin, les effets de l'augmentation des cas et des nouveaux confinements ont le potentiel d'exacerber les problèmes de chaîne d'approvisionnement, ce qui exerce une pression supplémentaire sur l'inflation. L’intention des grandes banques centrales de continuer de diminuer l’accommodation monétaire agira également comme vent contraire sur l’économie. Il y a un risque élevé qu’une erreur de politique monétaire survienne.

Bien que ces facteurs aient assombri quelque peu nos perspectives économiques pour 2022, le rythme global de croissance devrait encore être environ le double de celui des deux derniers cycles, car nous continuons à avancer sur la voie d'une réouverture complète de l'économie. Si l'on ajoute à cela un taux d'inflation encore élevé, cela laisse présager un rythme soutenu de l’économie, ce qui favorise la croissance des revenus des entreprises.

Les marges bénéficiaires des entreprises pourraient subir une certaine pression à la baisse en raison de la croissance plus forte des salaires qui accompagne le resserrement des marchés du travail. Compte tenu des perspectives d'inflation et d'un retour à des conditions économiques normales, il n'est plus nécessaire de mener une politique ultra-accommodante et le repli signifie que la volatilité des marchés va presque certainement augmenter.

Nous anticipons une légère pression à la hausse sur les taux d'intérêt, bien qu'une partie de cette hausse soit dans une certaine mesure escomptée, ce qui se traduit par un rendement obligataire modeste.

De plus, après deux années de gains très importants, les rendements des actions seront probablement plus faibles en 2022. Souvent, les reculs présentent de nouvelles possibilités, et nous rechercherons ces opportunités alors que nous tournons la page vers la nouvelle année.

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