L’Image de l’avocat masculin blanc pratiquant dans la région de Montréal est loin d’être la seule représentation de la réalité des juristes.

Il existe une grande variété de profils et de parcours parmi les juristes, mais a-t-on réellement conscience de cette immense diversité?

Mes Julie Philippe, Marie Belleau, Fanny Wylde, Alexsa McKenzie. Source: ABC-Québec
Mes Julie Philippe, Marie Belleau, Fanny Wylde, Alexsa McKenzie. Source: ABC-Québec
Une formation en webinaire de l’ABC-Québec présentera le 24 mai le parcours et les réalisations de quatre femmes juristes autochtones: Julie Philippe, juge à la Cour du Québec à Montréal, Me Marie Belleau, avocate à Iqaluit, Me Fanny Wylde, avocate du bureau d’aide juridique de Chibougamau, et Me Alexsa McKenzie, avocate à l’Organisation des États américains à Washington.

Me Caroline Briand. Source: Langlois
Me Caroline Briand. Source: Langlois
Plus qu’une formation, ce webinaire - Autochtone et femme: prendre sa place de juriste - vise à « mettre en valeur la diversité de la profession juridique (…) à travers le parcours de quatre femmes juristes qui ont la caractéristique commune d’être des personnes autochtones, tout en appartenant à différentes nations et de différents endroits au Canada », souligne la modératrice de l’événement Me Caroline Briand, associée chez Langlois Avocats. Me Briand est experte en droit des Autochtones, en droit constitutionnel, en droit administratif, en droit professionnel et disciplinaire.

Les quatre panélistes ont des parcours différents, et ont connu des obstacles différents dans leur cheminement professionnel.

Une préoccupation croissante

« Ce sujet est de plus en plus préoccupant pour les juristes et les organisations de juristes, qui veulent s’assurer que la profession est représentative de la population qu’on dessert », poursuit Me Caroline Briand.

Cette formation entre dans le cadre d’un objectif de l’ABC-Québec, à savoir le soutien des pairs en bâtissant un sentiment de communauté.

« En proposant cette activité, on veut rendre visible nos consoeurs autochtones dans la profession, pointe Me Caroline Briand. Elles sont là, mais elles ne sont pas aussi visibles qu’elles pourraient être. »

Les jeunes juristes qui s’apprêtent à intégrer la profession doivent pouvoir se reconnaître dans les professionnels qui pratiquent. Ils doivent disposer de modèles de femmes juristes autochtones, comme de modèles d’autres groupes de juristes.

À travers l’exemple de Me Fanny Wilde et de Me Marie Belleau, c’est aussi la réalité de la pratique en région qui sera mise en lumière.

La formation aura lieu le 24 mai. Pour s’inscrire, c’est par ici.