Mes Guillaume Lapierre et Miriam Morissette. Sources: TCJ et Facebook
Mes Guillaume Lapierre et Miriam Morissette. Sources: TCJ et Facebook
Pour la troisième année consécutive, le cabinet Therrien Couture Joli-Cœur organise au mois de juillet un camp d’été juridique en ligne, destiné aux jeunes âgés de 10 à 14 ans.

Du 4 au 8 juillet et du 11 au 15 juillet, 25 jeunes prendront part à des activités en ligne, entre 9h et 11h30, sous le thème L’adolescence à l’ère du numérique.

L’idée est née en 2020, en pleine pandémie, alors que de nombreux enfants se retrouvent privés de camps d’été au sortir du premier confinement. L’initiative revient à Me Miriam Morissette, associée du cabinet. Les deux précédentes éditions ont porté respectivement sur les thèmes Les réseaux sociaux : mes droits et mes responsabilités et Les droits et les obligations des adolescents.

« J’ai eu le bonheur d’entendre le fils de l’une de mes clientes me raconter son expérience du camp l’an dernier, ça m’a permis de comprendre l’impact concret que cette initiative peut avoir dans le quotidien des jeunes », indique Me Guillaume Lapierre, associé au cabinet qui chapeaute cette nouvelle édition du camp.

Ateliers et avatars

Lors de la première semaine de ce nouveau camp, les ateliers aborderont les enjeux autour de l’accès à un téléphone cellulaire, la désinformation sur les réseaux sociaux, la loi sur la protection du consommateur pour les achats en ligne, mais aussi les enjeux du divorce et de la séparation des parents et les risques de discrimination en ligne. Un atelier sera consacré au droit du travail lors d’un premier emploi.

Au cours de la deuxième semaine, les jeunes seront sensibilisés aux conséquences du plagiat à l’école et en milieu de travail, aux enjeux légaux entourant les droits et obligations des entreprises, notamment dans le cas de la création de start-ups. Mais aussi à la notion de consentement avant une publication en ligne, et plus largement la notion de consentement sexuel, ainsi que l’intimidation en ligne.

Pour rendre ces ateliers plus attrayants qu’un cours universitaire, le cabinet a eu l’idée de créer cinq avatars, confrontés à des problématiques spécifiques comme le divorce des parents, des problèmes de santé mentale, des enjeux de diversité culturelle ou sexuelle, que les jeunes pourront suivre tout au long du camp. Une façon de rendre plus concrets les concepts juridiques et de permettre aux jeunes participants de s’identifier. Les ateliers seront complétés par des quiz et des questionnaires interactifs.

Consolider l’esprit d’équipe du cabinet

Le camp sera animé par 17 jeunes avocats, assermentés au cours des deux dernières années, et stagiaires du cabinet.

Le camp juridique « sensibilise les avocats à l’importance de redonner, de s’impliquer dans la communauté. Cela permet aux jeunes avocats de nouer des liens entre eux, et cela développe leur capacité à mâcher la matière et la théorie pour la rendre accessible », explique Me Lapierre.

Chaque avocat prépare le matériel en lien avec sa pratique, en étroite collaboration avec un stagiaire venant d’une différente cohorte (par exemple d’une autre université) afin de consolider l’esprit d’équipe à l’interne, explique l’avocat qui est aussi professeur en droit des affaires à l’école du Barreau.

« Ayant à cœur le développement professionnel de nos jeunes avocats au cabinet et croyant en la force de l’éducation, c’était tout naturel pour moi que d’accepter un tel rôle », a-t-il indiqué à propos de ce mandat estival.

Si le camp de jour est gratuit, un don pour la fondation Le Ciel (Centre pour Intelligence Émotionnelle en Ligne) est demandé aux parents. L’organisme sensibilise les jeunes aux problèmes de santé mentale liés à l’utilisation des plateformes numériques.

La relève?

Face à la pénurie de main-d’œuvre dans le milieu juridique, le camp est-il une façon de susciter des vocations? « Non, ils sont encore trop jeunes, répond Me Lapierre. Mais je rêve de la journée où on aura parmi nos stagiaires un jeune qui aura participé à un camp juridique du cabinet », admet-il.

En attendant la relève, les avocats-parents se réjouissent de cette initiative, affirme l’avocat. Il rapporte les propos d’un de ses confrères : « Mon enfant comprend mieux mon métier, et ce à quoi je sers ».

Il reste encore des places pour le camp juridique 2022. Vous pouvez inscrire votre enfant ici. Et qui sait, on le retrouvera peut-être dans la Course aux stages 2035…