Simon Jolin-Barrette et Éric Dupond-Moretti. Source: Site web de l’Assemblée nationale et Radio-Canada
Simon Jolin-Barrette et Éric Dupond-Moretti. Source: Site web de l’Assemblée nationale et Radio-Canada
Simon Jolin-Barrette et le garde des Sceaux et ministre de la Justice de la République française, Éric Dupond-Moretti, se sont rencontrés à Paris le 24 juin.

C’est la première fois que les ministres se voient en personne, après leur introduction par visioconférence. Cet entretien a permis de renforcer leur volonté de « renforcer le dialogue franco-québécois dans le domaine judiciaire », peut-on lire dans un communiqué.

Les deux officiels affirment que des échanges de bonnes pratiques plus systématiques seraient d'une grande utilité. Elles devraient d’ailleurs se développer de façon plus large dans le cadre de l'entente franco-québécoise.

Les discussions déjà amorcées en matière de lutte contre les violences sexuelles et les violences conjugales se sont poursuivies lors de la réunion.

« Le Québec est la première juridiction dans le monde à mettre en place un tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale », souligne le ministre québécois de la Justice.

Cette rencontre a donc été « l'occasion de présenter notre modèle de tribunal spécialisé et d'échanger sur les récentes initiatives mises en œuvre de part et d'autre pour lutter contre la violence sexuelle et la violence conjugale », ajoute-t-il. La France, de son côté, a évoqué son dispositif du bracelet antirapprochement.

Les deux hommes ont également exprimé le souhait d'élargir cette coopération à d'autres thématiques.

« Qu’il s’agisse de violences faites aux femmes, du développement de la médiation et des modes amiables de résolution des litiges, de la justice restaurative, ou du statut des avocats en entreprise, les expériences québécoises sont riches et pourront inspirer de nouvelles améliorations au service des Français », estime Éric Dupond-Moretti.

Le groupe de travail, prévu dans l'entente de coopération unissant les ministères français et québécois, se réunira d'ici la fin de l'année pour assurer le suivi de ces différents sous-groupes de travail.