Hier, le quotidien La Presse révélait que M. Dupuis avait déjà un poste qui l’attendait dans un gros cabinet de Montréal, mais en conférence de presse le principal intéressé a nié l’information.

"Je n'ai fait aucune démarche en ce qui concerne l'avenir", a-t-il assuré. En anglais, il a ajouté qu'il souhaitait prendre "quelques jours de congé", puis qu'il "attendrait les appels" téléphoniques en vue d'un prochain emploi.

Or justement, de quels cabinet ces appels pourraient provenir?

Les grands cabinets aiment les ex-politiciens pour leur capacité à ouvrir des portes et à obtenir de gros mandats. Brian Mulroney chez Ogilvy et Lucien Bouchard chez Davies, en sont les plus beaux exemples.

Mais il y a aussi Daniel Johnson chez McCarthy, Pierre Marc Johnson et Jean Chrétien chez Heenan, Martin Cauchon chez Gowlings…la liste est longue.

On en retrouve même qui ne sont pas avocat, comme Monique-Jérôme Forget chez Osler.

Cela dit, ce ne sont pas tous les « ex » qui réussissent à se faire embaucher par les grands cabinets. Ça prend du bagou, de la gueule, un « nom », une « valeur ajoutée », pour reprendre une expression à la mode.

Tenez, hier, on apprenait le retour en politique de Jean-Marc Fournier, qui briguera le poste de député de Saint-Laurent. M. Fournier, lui aussi avocat, avait quitté la scène publique en 2008, et n’avait pas, manifestement, trouvé preneur chez une grande firme.

Est-ce que le CV de Jacques Dupuis séduira un cabinet? Voyez pour voir.

Âgé de 61 ans et né à Montréal, il a étudié en droit et est devenu membre du Barreau en 1974.

Il a oeuvré comme avocat au sein de différents cabinets et organismes, avant de se diriger tranquillement vers la pratique du droit en politique, d'abord comme conseiller juridique au ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu. Il a également travaillé comme directeur de cabinet du leader de l'opposition officielle et du gouvernement.

Il est ensuite devenu substitut du Procureur général du Québec et, à ce titre, a été affecté à la lutte contre le crime organisé en 1997 et 1998.

Il s'est aussi engagé dans sa communauté en tant qu'avocat, étant membre de l'Association de bienfaisance du Barreau de Montréal, vice-président de l'Association des avocats de la défense de Montréal et membre du Comité du Barreau de Montréal sur l'administration de la justice en matière criminelle.

Alors, selon vous, Jacques Dupuis ira-t-il dans un grand cabinet? Et si oui, lequel. Donnez vos réponses dans l’espace réservé aux commentaires…