C'est lorsqu'elle s'est présentée pour la seconde fois que Véronique Hivon a été élue députée en 2008. Le fait qu'elle soit native du coin, a sûrement joué en sa faveur.

"Ma famille vient de Joliette et pour moi c'est une grande richesse que d’être députée de cette circonscription car c’est en quelque sorte un mini Québec, à la fois urbain et agricole", indique-t-elle.

Mais c'est dans la circonscription de Jean-Talon qu'elle s'est présentée pour la première dois en 2007. Première élection et première défaite. Toutefois, la seconde tentative a été la bonne.

Véronique Hivon candidate péquiste dans la circonscription de Joliette brigue un second mandat
Véronique Hivon candidate péquiste dans la circonscription de Joliette brigue un second mandat
"On est venu me demander si je souhaitais me présenter à Joliette ; j’avais effectivement manifesté mon intérêt pour cette circonscription où j’avais milité", raconte Véronique Hiron sur les circonstances de sa seconde candidature.

Sa présence en politique trouve sa raison d'être dans la certitude que "l'on doit s’engager le plus fermement possible et transformer ses convictions en projets concrets".

"Je voulais aussi qu'il y ait plus de femmes en politique, et je me suis dit que si je ne le faisais pas, d’autres ne le ferait peut-être pas non plus" ajoute cette avocate admise au Barreau en 1996.

Si elle a opté pour le parti québécois, c'est "pour l’ensemble de l’œuvre", parce qu'elle est une souverainiste convaincue persuadée que le "Québec doit se développer en tant que pays."

Les enjeux d'équité et de justice sociales, plaçant le parti sur le centre gauche de l'échiquier politique du Québec, selon elle, ont également pesés dans la balance.

"Une société se développe en donnant une chance à tous : ce n'est pas la naissance ou le milieu au sein duquel on évolue, qui devrait tout déterminer, analyse la candidate péquiste. La société doit redistribuer les richesses ; c’est un aspect fondamental pour le parti québécois."

Dans cette campagne, elle fait "énormément de terrain" et rencontre des "centaines de personnes", pour porter le message péquiste.

D'après elle, les grands enjeux de cette campagne sont quadruple : "le rétablissement de l’intégrité au sein de la gouverne de l’état ; la richesse collective que l'on veut créer pour que les ressources naturelles bénéficient à l’ensemble des Québécois ; la question de l’identité et du rayonnement de la culture du Québec ; et les services publics" avec un système de santé au cœur des priorités.

La victoire le 4 septembre ? Elle y croit, elle l'espère. En attendant, elle reste confiante et ne ralentit pas le rythme. "Depuis 2008, je suis consciente de l’importance de mon rôle tous les matins, et c'est dans cette même optique que je fais campagne, dit-elle. J'essaie de rencontrer le plus de personnes possible pour qu’ils me disent ce qu’ils pensent, ce qu’ils veulent, et être la meilleure députée possible : je travaille avec et pour les gens."

Avec des journées de plus de douze heures, pas facile de conjuguer campagne électorale et vie familiale pour cette mère d'une fillette de 4 ans. C'est sans doute là un des challenges personnels Véronique Hiron.

"Je me réserve des moments avec elle, mais cela demeure un défi constant de concilier les deux, dit-elle. Néanmoins si l'on veut que plus de femmes en politique, il faut montrer que l’on peut concilier les deux."

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