Dominique Tardif, directrice de ZSA
Dominique Tardif, directrice de ZSA
« Ils sont de plus en plus nombreux à faire ce choix de carrière, et leur importante contribution mérite d’être honorée », a lancé Dominique Tardif, directrice de ZSA. Celle-ci a rappelé du même souffle que cette année, ils étaient 19 finalistes dans cinq catégories.

Au tout début, plus de 60 noms ont été soumis au comité consultatif. « Il faut aussi souligner le dévouement du jury », a dit Me Tardif, expliquant que les 15 membres ont dû étudier, délibérer et trancher par vote secret les candidats de leur choix.



William Brock, associé chez Davies, était le maître de la cérémonie
William Brock, associé chez Davies, était le maître de la cérémonie
Le maître de cérémonie n’était nul autre que le légendaire William Brock, associé chez Davies. Celui-ci a su divertir les convives en évoquant à maintes reprises les scandales d’enveloppes brunes qui tiennent le haut du pavé dans l’actualité.

Pascal Hurtubise (à droite) de Boralex, lauréat du prix Conseiller juridique d'avenir en compagnie de Robert Dorion (gauche), associé-directeur chez Gowlings
Pascal Hurtubise (à droite) de Boralex, lauréat du prix Conseiller juridique d'avenir en compagnie de Robert Dorion (gauche), associé-directeur chez Gowlings
« Contrairement à certains fonctionnaires, il reste beaucoup de place dans mon coffre fort si vous voulez me faire parvenir une enveloppe. Mais faites-le discrètement!» a-t-il déclaré à la blague... presque au moment même où le maire de Montréal Gérald Tremblay annonçait sa démission.

Il est vrai que la question de la corruption, surtout depuis l’enclenchement de la commission Charbonneau, est au cœur des préoccupations des avocats en entreprise.

Les farces de Me Brock n’étaient donc pas tout à fait innocentes. Pour l’instant, la pression est forte sur les compagnies qui sont dans l’écran radar de la commission.



Et le gagnant est…

Sylvain Aubry (à gauche) d'Alimentation Couche Tard ne s'attendait pas a gagner le prix Conseiller juridique, serivce juridique de petite ou moyenne entreprise. Prix remis par Claude Marseille, associé chez Blakes
Sylvain Aubry (à gauche) d'Alimentation Couche Tard ne s'attendait pas a gagner le prix Conseiller juridique, serivce juridique de petite ou moyenne entreprise. Prix remis par Claude Marseille, associé chez Blakes
Au-delà des scandales de corruption, l’ambiance était à la fête. Félicités de part et d’autre, les gagnants ont tous tenu à souligner l’importance de leurs collègues de travail.

Lauréat du prix Conseiller juridique d’avenir, Pascal Hurtubise, de Boralex, a fait preuve d’une grande humilité. «Je ne suis pas seul à mériter ce prix, c’est à toute l’équipe que je le décerne», a déclaré le Directeur des Affaires juridiques. Âgé de 33 ans, il a joué un rôle de premier plan dans le projet des parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré.

Christian Jolivet (à gauche) de Cogeco a remporté le prix Accomplissement, stratège d'affaires. Prix remis par Jean Bertrand, associé-directeur de Norton Rose, à Montréal
Christian Jolivet (à gauche) de Cogeco a remporté le prix Accomplissement, stratège d'affaires. Prix remis par Jean Bertrand, associé-directeur de Norton Rose, à Montréal
Sylvain Aubry, d’Alimentation Couche Tard, ne s’attendait pas à gagner le prix Conseiller juridique, service juridique de petite ou moyenne entreprise. Sans avoir préparé de discours, celui qui a bâti de presque rien un département juridique il y a huit ans est allé sur scène féliciter sa «minuscule équipe» qui a permis à Couche-Tard de s’implanter en Europe.

Pierre Préfontaine (au milieu) s'est vu remettre le prix Réalisation exceptionnelle. Prix remis par John Murphy (à droite), associé-directeur de BLG à Montréal
Pierre Préfontaine (au milieu) s'est vu remettre le prix Réalisation exceptionnelle. Prix remis par John Murphy (à droite), associé-directeur de BLG à Montréal
Impliqué dans son entreprise depuis 15 ans, Christian Jolivet, de Cogeco, s’est mérité le prix Accomplissement, stratégie d’affaires. «Je compare mon rôle à celui d’un chef-d’orchestre ou d’un quart-arrière, mais rappelons que la force est dans le groupe», a affirmé celui qui a été impliqué dans la récente acquisition du câblodistributeur Atlantic Broadband aux États-Unis.

Le jury a également remis le prix Réalisation exceptionnelle à Pierre Préfontaine, premier vice-président du groupe CSL. En plus de ce prix hommage, une vidéo a été présentée pour souligner la carrière extraordinaire de cet avocat, dans laquelle Paul Martin a témoigné. « Je n’ai jamais reçu autant de compliments en si peu de temps!» a dit celui qui a dédié sa vie à cette importante flotte de navires.

Patrick Shea, associé chez Blakes croit que c'est un grand honneur sur l'avancement de leur carrière.
Patrick Shea, associé chez Blakes croit que c'est un grand honneur sur l'avancement de leur carrière.
Enfin, Benoît Dubé, du groupe CGI, a brillé par son absence lorsque son nom a été prononcé pour le prix du Chef des affaires juridiques de l’année. Sur une vidéo provenant de Paris, ce dernier a chaudement remercié l’ensemble du jury et ses collègues.

L’avis des invités…

Benoît Dubé
Benoît Dubé
« Pour les finalistes et les gagnants, c’est un grand honneur en plus d’avoir un impact positif sur l’avancement de leur carrière. »
- Patrick Shea, associé chez Blakes

Kim Thomassin, l'associée-directrice de McCarthy Tétrault, membre du jury, brillait hier soir tout de rose vêtue. Certains l'ont même taquinée en la surnommant la Panthère rose!
Kim Thomassin, l'associée-directrice de McCarthy Tétrault, membre du jury, brillait hier soir tout de rose vêtue. Certains l'ont même taquinée en la surnommant la Panthère rose!
« C’est vraiment passionnant de voir la qualité des candidatures soumises, à quel point ces avocats, au-delà de leur profession, s’impliquent dans une multitude de causes sociales. »
-Kim Thomassin, associée-directrice chez McCarthy Tétrault, membre du jury.

Shahir Guindi, associé-directeur chez Osler était l'un des membres du jury
Shahir Guindi, associé-directeur chez Osler était l'un des membres du jury
« Le choix final des candidats n’a pas été facile, ils sont tous de très haut calibre et méritent tous de gagner à mes yeux. »
- Shahir Guindi, associé-directeur chez Osler, membre du jury.


Crédit Photos: Véronique Lewandowski