"C'est totalement faux", a affirmé M. Themens, mercredi, à la procureure de la Commission, Me Claudine Roy, qui l'interrogeait à ce sujet.

M. Themens, un cadre intermédiaire au service de la voirie, dit ne pas comprendre pourquoi M. Surprenant, un ancien collègue de travail, aurait inventé de telles choses.

M. Themens a toutefois admis avoir reçu, voire demandé à des entrepreneurs, des billets de hockey, et avoir participé à des parties de golf.

Dans le cadre de son travail d'endossement des sommaires décisionnels préparés par les ingénieurs, il a affirmé n'avoir jamais décelé de gonflements manifestes de coûts, bien que d'autres témoins aient évoqué que les coûts des travaux avaient grimpé pendant plusieurs années à cause de la collusion entre les entrepreneurs et parce que l'ingénieur Gilles Surprenant gonflait lui-même les prix unitaires des matériaux dans le système informatisé Gespro.

"Avec toutes les étapes de validation, je ne pense pas qu'on pouvait passer des niaiseries", a avancé M. Themens.

Il a confirmé avoir travaillé notamment avec l'ingénieur Gilles Surprenant pour ajuster des sommaires décisionnels pour expliquer des hausses de coûts, par exemple, mais "pas pour inventer des choses qui étaient fausses".

S'il y avait anomalie, il réclamait des justifications, des éclaircissements à l'ingénieur responsable du dossier, a-t-il témoigné. Quand celles-ci étaient obtenues, M. Themens endossait la réclamation au sommaire décisionnel et le dossier suivait son cours.

Le témoin a aussi affirmé qu'à la suite de reportages dans les médias évoquant le petit nombre d'entreprises qui obtenaient des contrats de la Ville de Montréal, en 2009, le directeur général associé lui avait demandé de faire lui-même une compilation des millions de dollars de contrats accordés à quatre entreprises.

Ses recherches avaient confirmé les reportages.

Il a relaté que diverses mesures avaient été prises pour tenter de corriger la situation, notamment en cessant de rendre disponible la liste des preneurs de cahiers de charges, à compter du 30 octobre 2009.