Me Lebel lui a notamment demandé pourquoi il avait assisté au mariage du fils de Frank Cotroni et de la fille de Joe Di Maulo en 1991.

Elle lui a aussi demandé s'il se rappelait d'avoir adressé une lettre sollicitant une contribution financière à sa campagne à Jimmy Di Maulo dans les années 1990.

La procureure en chef de la Commission Charbonneau, Sonia Lebel
La procureure en chef de la Commission Charbonneau, Sonia Lebel
"Je n'ai absolument aucun souvenir de ça", a répondu M. Zampino au sujet de la lettre, demandant même à la voir si la procureure en avait une copie.

Pour ce qui est du mariage, il a expliqué que Mario Di Maulo était un travailleur d'élection et qu'il avait insisté pour qu'il se rende au mariage de son cousin. M. Zampino a ajouté qu'à titre de maire de Saint-Léonard, à l'époque, il pouvait recevoir 40 à 50 invitations à des mariages chaque année.

M. Zampino a affirmé qu'il ne faisait pas de vérifications sur les antécédents des gens auprès desquels il pouvait s'asseoir lors des événements. Mais il a admis qu'"en politique, les perceptions valent plus que les faits et que les perceptions ne jouent pas en ma faveur".

Il s'est toutefois dit offusqué que Me Lebel cherche ainsi à insinuer des liens entre lui et la famille Di Maulo ou à insinuer qu'il avait de mauvaises intentions.

En politique

Plus tôt, M. Zampino avait raconté que c'est parce que Gérald Tremblay, un ex-ministre libéral provincial, n'avait pas d'expérience municipale qu'il l'avait recruté comme président du comité exécutif en 2001.

Frank Zampino c'est fait demandé pourquoi il avait assisté au mariage du fils de Frank Cotroni et de la fille de Joe Di Maulo
Frank Zampino c'est fait demandé pourquoi il avait assisté au mariage du fils de Frank Cotroni et de la fille de Joe Di Maulo
M. Tremblay n'avait pas une connaissance des rouages de la politique municipale, malgré sa compétence et son intelligence, a témoigné M. Zampino. M. Tremblay avait besoin de quelqu'un autour de lui connaissant bien le milieu municipal et M. Zampino, lui, avait déjà été conseiller et maire de Saint-Léonard et avait été réélu sans opposition.

Dès le début de son témoignage, M. Zampino a affirmé que c'est par les journaux qu'il a entendu parler du concept des élections clé-en-main. Lui qui a été élu comme conseiller dans Saint-Léonard, la première fois en 1986, n'avait pas encore entendu parler de ce concept d'élection clé-en-main à l'époque.

M. Zampino a une formation de comptable et faisait simplement de la vérification lorsqu'il a été recruté pour se lancer en politique municipale. Il ne se destinait aucunement à faire de la politique au départ, a-t-il témoigné.