Québec n’aura pas à verser 144 M$ pour la perte de valeur des permis de taxi

Québec n’aura pas à verser 144 M$ pour la perte de valeur des permis de taxi

Radio Canada

2026-03-27 13:15:53

Commenter
La Cour d'appel infirme une décision de la Cour supérieure qui ordonnait le versement de 144 millions $ à des titulaires de permis de taxi.

Bruce Johnston, Alexandra Gill (source : Trudel Johnston & Lespérance) et Marc-Antoine Cloutier (source : Trivium Avocats)


La Cour d'appel a cassé une décision de 2024 de la Cour supérieure qui ordonnait le versement de 144 millions de dollars par Québec à des milliers de titulaires de permis de taxi dans la province.

Les chauffeurs de taxi, représentés par Mes Bruce Johnston et Alexandra Gill du cabinet Trudel Johnston & Lespérance, Me Wilerne Bernard de B.B.C.H.M Avocats, Me Myriam Moussignac et Me Marc-Antoine Cloutier de Trivium Avocats, avaient lancé un recours collectif contre le gouvernement après l'arrivée de la société de transport Uber.

L'argument principal de l'action collective est celui de l'expropriation déguisée, c'est-à-dire que la déréglementation de Québec dans l'industrie du taxi a eu pour effet de déposséder les membres du groupe d'un bien que représentait, selon eux, leur permis de propriétaire de taxi.


Maryse Loranger (source : Clearway law) et Anne-Sophie Bordeleau-Roy (source : LinkedIn)
Ils réclamaient ainsi un dédommagement pour la perte de valeur de leur permis. Ils reprochaient à Québec, représenté par Mes Maryse Loranger, Éric Cantin et Anne-Sophie Bordeleau-Roy, d'avoir mal géré l'entrée d'Uber sur le marché et de les avoir dépossédés d'un bien capital.

Rappelons que Québec leur avait déjà consenti un montant de 874 millions de dollars lors de l'abolition du système de permis. Les membres de l'action collective estiment que ce montant n'est pas suffisant.

La Cour d'appel a conclu que « la juge (de la Cour supérieure) a erré en concluant à l’existence d’une expropriation déguisée ». « Un tel permis constitue avant tout une autorisation administrative créée et encadrée par l’État, permettant à son titulaire d’exploiter une entreprise de taxi à l’intérieur de paramètres législatifs stricts », a considéré la Cour d’appel.

« Le seul préjudice économique résultant de restrictions à l’exploitation ne peut servir d’assise à un recours en expropriation, précise-t-on, à moins que la réglementation équivaille à une confiscation ou à une suppression de toute utilisation raisonnable du bien, ce qui n’est pas le cas en l’espèce ».

Partager cet article:

212
Publier un nouveau commentaire
Annuler
Remarque

Votre commentaire doit être approuvé par un modérateur avant d’être affiché.

NETiquette sur les commentaires

Les commentaires sont les bienvenus sur le site. Ils sont validés par la Rédaction avant d’être publiés et exclus s’ils présentent un caractère injurieux, raciste ou diffamatoire. Si malgré cette politique de modération, un commentaire publié sur le site vous dérange, prenez immédiatement contact par courriel (info@droit-inc.com) avec la Rédaction. Si votre demande apparait légitime, le commentaire sera retiré sur le champ. Vous pouvez également utiliser l’espace dédié aux commentaires pour publier, dans les mêmes conditions de validation, un droit de réponse.

Bien à vous,

La Rédaction de Droit-inc.com

PLUS

Articles similaires