Opinions

« Intouchable », Luc Dionne ?

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Dominique Legault

2022-04-26 11:15:00

Une avocate retraitée revient sur son plus récent texte au sujet de la série à succès District 31…

Dominique Legault, l'auteure de cet article. Source: Facebook
Dominique Legault, l'auteure de cet article. Source: Facebook
Dimanche soir dernier (17 avril), Tout le monde en parle recevait la vedette du mois, l’auteur de District 31, Luc Dionne.

Quelques jours plus tôt, j’avais osé formuler une critique dans un texte publié par Le Devoir (et Droit-inc, NDLR), « Pas toujours facile d’être un homme dans District 31 ». Je citais un personnage masculin de la populaire série qui critiquait le discours féministe.

Je dis « osé » critiquer Luc Dionne, car ce n’est pas facile de le faire tant il y a un fort courant d’unanimisme à son endroit. Tout le monde encense cette série, et surtout son auteur. Dans mon texte, je reconnaissais la suivre régulièrement. Avant de formuler ma critique, j’ai même pris soin de réécouter religieusement tous les épisodes. Ma critique se résumait ainsi : la série quotidienne m’a souvent mise en colère pour son traitement macho de certaines situations, et plus particulièrement son traitement de sujets tels que la violence conjugale et les agressions sexuelles.

Bien entendu, ce son de cloche détonnait par rapport à l’avalanche d’éloges reçus par Luc Dionne en ces semaines où les personnages de District 31 tirent leur révérence.

En cours d’entrevue à Tout le monde en parle, l’animateur, Guy A. Lepage, a formulé le début de question suivant : « Cette semaine dans Le Devoir, Dominique Legault, une avocate à la retraite, a critiqué la série parce qu’elle aurait un traitement macho de certaines situations, comme la violence conjugale et les agressions sexuelles. » Luc Dionne, visiblement excédé qu’on lui manque ainsi de respect, a réagi avec un profond mépris pour « les petites créances des sans-micro ». Au passage, il s’est permis de mépriser le lectorat du Devoir et les personnes qui expriment des opinions dans ses pages. L’auteur a eu six années pour faire valoir ses opinions et sa vision, alors pourquoi nous, les sans-micro, n’aurions-nous pas le droit d’émettre la nôtre ?

Sa réaction était désolante. Permettre la critique des « intouchables » fait partie du débat public, Luc Dionne.

À propos de l’auteure

Dominique Legault, membre honoraire des sans-micro. Ce texte est d’abord paru au Le Devoir.
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4 commentaires

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a un an
    Vu votre talent avec un micro ...
    ... vous devriez vous limiter à faire du karaoké avec vos ami(e)s, dans votre sous-sol (votre "chambre d'écho").


    "Au passage, il s’est permis de mépriser le lectorat du Devoir et les personnes qui expriment des opinions dans ses pages."

    Le Devoir n'en fini plus de regarder de haut les classes populaires, de se wokiser, de devenir de plus en plus arrogant et insignifiant, et de perdre ses lecteurs. La direction tente par moment de redresser la barre, comme lorsqu'elle a tiré la ploque avec Francine Pelletier et Fabrice Vil, mais il faudrait y faire un ménage beaucoup plus profond. Ce journal aurait besoin d'un grand remplacement et d'un grand reset, en étant dirigé par un Claude Ryan "2.0", plutôt que d'être géré comme une commune hippie du début des années 70.

  2. Pirlouit
    Pirlouit
    il y a un an
    Droit-inc 31
    Vous avez le droit de critiquer mais votre critique n'était ni justifiée ni très originale. Vous repreniez le discours en vogue anti-patriarcal imaginaire. Vous pensiez que vous gagneriez facilement avec ce non argument en vogue mais voilà ça ne s'est pas passé comme ça finalement.

    L'article de Sophie Durocher a bien analysé la situation : district 31 est un exemple parfait où les femmes sont non seulement respectées mais traitées commes les égaux des hommes. Meilleure chance la prochaine fois.

  3. Anonyme
    Anonyme
    il y a un an
    Raisonnement fallacieux
    Le problème avec la lettre ouverte dans Le Devoir est que l'autrice y prenait des exemples éparses des événements survenus dans District 31 qui prouvaient, à son avis, son point pour en tirer des généralisations fallacieuses sur l'ensemble de la série, sans toutefois se pencher sur d'autres exemples, beaucoup plus nombreux, qui prouvaient l'inverse.

    Luc Dionne n'est pas un intouchable, loin de là. C'est simplement que les critiques fondées sur des raisonnements clairement tendancieux parviennent rarement à atteindre leur cible...

  4. Anonyme
    Anonyme
    il y a un an
    Rigolo
    Toujours drôle de lire ce genre de commentaire. Pour connaître aussi bien Le Devoir vous devez être un lecteur assidu. Mais si vous n'aimez pas le contenu, pourquoi continuez vous de le lire ? C'est pas obligatoire vous savez.

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