Nominations

Deux nouveaux avocats en droit de l’environnement

Main image

Marie-ève Buisson

2023-05-15 08:30:00

Le Centre québécois du droit de l’environnement accueille dans son équipe deux nouveaux avocats. Qui sont-ils ?

Me Merlin Voghel. Source: LinkedIn
Me Merlin Voghel. Source: LinkedIn
Merlin Voghel est un avocat en droit criminaliste et en droit administratif. Au Centre québécois de l'environnement (CQDE), il sera appelé à participer aux dossiers de réformes législatives et réglementaires avec un angle environnemental.

« Ce que je veux apporter au CQDE c’est mon expérience en droit administratif, mais aussi ma compréhension du fonctionnement parlementaire et interne des ministères et organismes », mentionne-t-il.

Avant de rejoindre le Centre, Me Voghel a travaillé comme avocat au Centre Communautaire Juridique de l'Abitibi-Témiscamingue, au Commissaire à la déontologie policière puis à son compte pendant un an.

« Travailler en pratique privée n’est pas naturel pour moi. Je voulais quand même tenter l’expérience, j’ai été à mon compte pendant environ un an puis j’ai compris que la pratique du droit criminel en solo est extrêmement ardue », avoue-t-il.

Merlin Voghel a choisi de rejoindre le CQDE pour « sa mission extrêmement importante. Cet organisme rayonne énormément par son expertise en droit de l’environnement. Après avoir travaillé pendant plus de cinq ans en droit criminel, je voulais essayer de me tourner vers la défense des droits collectifs plutôt qu’individuels. Le droit de l’environnement me permet ça », dit-il.

Selon Me Voghel, son intégration au sein du Centre québécois du droit de l’environnement se fait bien. « Lorsqu’on quitte un cabinet privé, il faut gérer ses clients pour assurer une transition tout en douceur. Le Centre fait preuve d’une belle flexibilité et l’intégration se fait super bien. Je dois quand même avouer que j’entre dans un contexte où le droit de l’environnement est en pleine effervescence », soutient-il.

« Il y a plusieurs sujets chauds en ce moment, notamment les règlements en matière d’eau, ajoute-t-il. J’arrive dans un contexte où il y a beaucoup d’actions qui sont menées. Je saute donc dans le bain et je prends la température de l’eau assez rapidement je dois avouer », dit-il.

Ce Barreau 2017 détient un certificat en administration de l’Université du Québec à Montréal en plus d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval.

Me Camille Cloutier. Source: LinkedIn
Me Camille Cloutier. Source: LinkedIn
La Ligne Verte

Camille Cloutier est avocate en droit de l’environnement. Au Centre québécois du droit de l'environnement, elle occupera le poste de coordonnatrice de la Ligne verte et de la clinique juridique.

La Ligne verte est un service d’information juridique gratuit en droit de l’environnement qui a été créé par le CQDE il y a quelques années. Ce service est ouvert à tous ceux qui souhaitent avoir de l’information neutre concernant le droit de l’environnement.

Les demandes reçues concernent souvent la protection des milieux naturels. « On reçoit souvent des demandes de gens qui habitent près de milieux humides ou de boisés qui sont souvent menacés par des développements résidentiels », explique-t-elle.

Dans ses nouvelles fonctions, Camille Cloutier sera en contact avec les citoyens et les organismes environnementaux. Elle accompagnera également les stagiaires et les étudiants d’été dans leur travail dans l’organisme.

« J’ai toujours voulu m’impliquer au sein du CQDE. Lorsque le poste s’est ouvert, j’ai contacté l’organisme et je leur ai dit que c’était un travail qui m’intéressait depuis longtemps. Ils touchent à plusieurs sujets et ils sont impliqués dans beaucoup de combats même s’ils sont une petite équipe. Je les admire vraiment », mentionne-t-elle.

Avant de rejoindre le CQDE, Me Cloutier a travaillé comme auxiliaire d'enseignement de droit de l'environnement à l’Université de Sherbrooke en plus d’avoir été chercheuse en droit et aménagement du territoire pour le Projet Acclimatons-nous.

Elle a également été avocate en droit de l’environnement, droit autochtone et droit de l’énergie au cabinet Franklin Gertler Étude Légale.

« Lorsque j’étudiais au baccalauréat en droit, j’ai toujours su que je voulais faire du droit humain ou du droit de l’environnement. Je voulais toucher à tout ce qui avait rapport au bien commun, à l’intérêt public, aux générations futures, etc. Toutes les fois que j’ai touché de près ou de loin le droit de l’environnement, j’ai toujours trouvé cela intéressant », explique-t-elle.

Selon Camille Cloutier, son intégration au sein du CQDE se passe bien. « Nous sommes deux avocats arrivés en même temps au sein de l’organisme. C’est sûr que ça fait beaucoup de changement pour l’équipe, mais ça se passe super bien. Tout le monde est sympathique et ouvert à nous accueillir », dit-elle.

Cette Barreau 2018 détient un baccalauréat en droit, un microprogramme en médiation environnementale et une maîtrise en gestion de l’environnement à l’Université de Sherbrooke.

Durant ses études, celle-ci a été collaboratrice pour l’Observatoire international des droits de la nature en plus d’être organisatrice du Colloque annuel en environnement de l’Association de la maîtrise en environnement de l'Université de Sherbrooke.
2284

1 commentaire

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a un an
    Ce qui devrait être votre priorité #1.
    Réserve de Kanesatake + Dépotoir illégal administré par criminels

    What could possibly go wrong?


    Réponse:

    Hydrocarbures aromatiques polycycliques qui se retrouve dans le Lac des deux montagnes, puis dans le St-Laurent, d'où est prélevée l'eau potable de la majorité de la population du Québec.

    "Là, on est sur un [territoire autochtone] qui a un historique compliqué, et tout le monde marche sur des œufs.

    - Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal"


    Si un jour votre petit choux ou votre petite chouette ressort de Ste-Justine avec un diagnostique de cancer, sachez que...

    ..."« Nulle part ailleurs au Canada on ne pourrait imaginer une situation semblable. Mais parce que c’est à Kanesatake, les lois environnementales ne s’appliquent tout simplement pas », ajoute cette personne, qui demande de garder l’anonymat, par peur de représailles violentes des propriétaires du site."


    ..."L’enjeu du centre de tri n’est que la surface visible de ce qu’est devenu Kanesatake : une « zone de non-droit », avec un conseil de bande qui s’avoue aux prises avec un problème « de violence et d’intimidation » et des autorités gouvernementales qui refusent d’intervenir."


    Bravo aux génies de l'administration publique qui ont délivrés un permis d'exploitation pour un centre de recyclage dans une zone de non-droit bien connue.


    https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2023-05-15/depotoir-illegal-de-kanesatake/des-eaux-toxiques-dans-une-zone-de-non-droit.php

    https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2023-05-15/en-un-coup-d-oeil/une-coulee-toxique-un-desastre-annonce.php

Annuler
Remarque

Votre commentaire doit être approuvé par un modérateur avant d’être affiché.

NETiquette sur les commentaires

Les commentaires sont les bienvenus sur le site. Ils sont validés par la Rédaction avant d’être publiés et exclus s’ils présentent un caractère injurieux, raciste ou diffamatoire. Si malgré cette politique de modération, un commentaire publié sur le site vous dérange, prenez immédiatement contact par courriel (info@droit-inc.com) avec la Rédaction. Si votre demande apparait légitime, le commentaire sera retiré sur le champ. Vous pouvez également utiliser l’espace dédié aux commentaires pour publier, dans les mêmes conditions de validation, un droit de réponse.

Bien à vous,

La Rédaction de Droit-inc.com

PLUS

Articles similaires