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Les tendances juridiques au Québec en 2023

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Sophie Ginoux

2023-02-09 15:00:00

Comme la mode, la pratique du droit évolue selon la demande et le contexte socio-économique. Alors, quelles sont les tendances qui se dessinent sur le marché québécois cette année ?

Me Philippe Roberge. Sources: Shutterstock et Jurigo
Me Philippe Roberge. Sources: Shutterstock et Jurigo
Même si le Québec, et le Canada dans son ensemble d’ailleurs, ne bénéficient pas comme les États-Unis d’un institut comme Reuters pour évaluer le dynamisme du secteur juridique, nous avons la grande chance, ici, de pouvoir compter sur les données d’une entreprise qui reflète en temps réel la demande et les grandes tendances de ce dernier : Jurigo !

Avec plus de 35 000 requêtes personnelles ou corporatives reçues en 2022 pour trouver un avocat, et plus de 500 partenaires juridiques à travers la province pour les prendre en charge, la plateforme qui a totalement transformé la façon dont les cabinets gèrent leur développement d’affaires est devenue, en l’espace de trois ans, une fine observatrice du marché du droit. Profitons-en pour savoir ce qui nous attend !

Sept pratiques vedettes

Le cofondateur et PDG de Jurigo, Me Philippe Roberge, distingue sept spécialités juridiques particulièrement recherchées actuellement parmi l’éventail très complet de celles offertes par Jurigo :
  • Le droit de la famille, toujours très populaire.

  • Le droit criminel. « La reprise des activités après la pandémie a fait bondir les crimes en tous genres, notamment les poursuites pour facultés affaiblies au volant », indique Me Roberge.

  • Le droit de l’immigration. Il s’agit d’un des sujets de l’heure dans les médias, et les prévisions annonçant qu’en 2030, 30% de la population canadienne sera issue de l’immigration ne risquent pas de faire décroître la demande pour des permis d’étude ou de travail, des parrainages ou des demandes d’asile.

  • Le droit du travail, particulièrement pour des congédiements illégaux.

  • Le droit de l’immobilier. On parle beaucoup de rénovictions en ce moment, mais ce sont surtout des requêtes pour vices cachés qui sont envoyées à Jurigo et sont traitées par ses cabinets partenaires.

  • La responsabilité civile. Les demandes affluent, semble-t-il, en blessures corporelles et en erreurs médicales, par exemple pour la détection tardive de cancers, faute de suivi adéquat.

  • Le droit des affaires. « Malgré les perspectives économiques un peu sombres qui prévalent pour 2023, je suis étonné par le volume de demandes de ce type que nous recevons, indique Me Roberge. Mais ce sont surtout des litiges d’affaires qui nous sont adressés, il faut le préciser. »

Récession et développement d’affaires

À l’été 2022, l’institut Reuters a sonné l’alarme chez nos voisins américains, en annonçant que la demande record en services juridiques de l’année 2021 avait drastiquement baissé en 2022. Une baisse si significative, en fait, qu’on pouvait comparer les données enregistrées à celles de 2006, quand Reuters avait commencé à les compiler.

Est-ce que le Canada, et le Québec en particulier, seront touchés en 2023 par le même phénomène ? L’incertitude économique, ainsi que les enjeux liés à la hausse des taux d’intérêt et à une inflation encore forte, influencent évidemment les actions des cabinets.

« Nous remarquons qu’ils cherchent de plus en plus de clients pour assurer leur croissance dans un contexte économique fragile » indique Me Philippe Roberge. Ce qui signifie qu’ils doivent investir encore plus de temps en développement d’affaires, à savoir de 30 minutes à 1 heure minimum chaque jour selon Reuters.

« Ou bien, ils peuvent tout simplement devenir nos partenaires, poursuit l’avocat. Nous avons un volume si important de requêtes à gérer que même si une récession s’abattait sur le Québec, nous n’aurions aucun mal à nourrir les avocats et les cabinets de nouveaux clients. »

Me Roberge sait de quoi il parle, puisque Jurigo prévoit de recevoir de 50 000 à 75 000 demandes de la part d’individus et de groupes avec des besoins juridiques d’ici fin 2023.

Santé mentale et nouvelles priorités

L’image traditionnelle de l’avocat travaillant plus de 60 heures par semaine pour traiter ses dossiers et réaliser son développement d’affaires tend-elle à disparaître ? Il semble bien que ce soit le cas, selon ce que Me Roberge observe dans le milieu du droit au Québec.

« Nous vivons un tournant historique dans notre profession, dit-il. D’une part, les langues se délient au sujet des problèmes de surmenage, de burn out et de détresse psychologique que nous pouvons vivre dans le milieu juridique, notamment parce que les avocats sont contraints de faire du développement d’affaires en plus de leur pratique déjà exigeante. Et d’autre part, les nouvelles générations n’ont plus les mêmes priorités. Elles veulent un meilleur équilibre entre leur travail et leur vie personnelle, et elles n’hésitent plus à le revendiquer. »

Outre la généralisation du télétravail et de la flexibilité horaire, les cabinets qui souhaitent grossir leurs rangs, tout comme les avocats indépendants, se tournent ainsi de plus en plus vers des solutions technologiques pour assurer leur croissance. Jurigo constitue en ce sens une solution idéale, en permettant aux avocats de se concentrer sur leur pratique, et non sur le développement de leur clientèle.

« Si 95% des partenaires de notre plateforme rachètent sans cesse des blocs de références, c’est bien que nous avons prouvé notre efficacité, conclut Me Roberge. En fait, c’est simple : en investissant 1 $ sur Jurigo, nos partenaires en gagnent 8 à 12, sans aucun démarchage à faire et en ayant l’assurance de références vérifiées par des professionnels. Qui dit mieux ? »

Un simple coup d’œil aux formules et aux références types que l’on peut obtenir grâce à Jurigo devrait amener les derniers indécis à répondre à cette question… et à s’inscrire sur cette plateforme franchement séduisante !
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1 commentaire

  1. Megan Rule
    Megan Rule
    il y a 3 mois
    im sorry
    im so sorry

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