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Après 27 ans chez Norton Rose, une avocate rejoint...

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Camille Dufétel

2023-03-15 08:30:00

Une avocate forte de plus de 27 ans de carrière au sein d’un même cabinet montréalais vient d’en rejoindre un autre…

Me Joanne Chriqui. Source: ROBIC
Me Joanne Chriqui. Source: ROBIC
Me Joanne Chriqui a rejoint Robic à Montréal le 27 février, après plus de 27 ans chez Norton Rose Fulbright. La Barreau 1996, agente de marque et associée, cumule ainsi près de trois décennies d’expérience en droit de la propriété intellectuelle.

Pourquoi cette spécialiste en litige, qui a plaidé devant les tribunaux fédéraux et ceux du Québec, tant en première instance qu’en appel, a-t-elle fait le grand saut après autant d’années de fidélité envers son cabinet ?

« Il n’y a pas de réponse courte », lance d’emblée Me Chriqui. Elle explique que le cabinet en lui-même a changé. Il a connu plusieurs fusions avant de devenir Norton Rose Fulbright.

« Ce n’était plus le cabinet dans lequel j’avais commencé, il est devenu non seulement national mais aussi international ».

De nombreux changements ont eu lieu à travers les années, qui ont eu un impact sur sa pratique. « Ça devenait un peu moins facile pour moi de faire ce que je faisais, sans dire que ce n’était pas possible, puisque je suis restée 27 ans », détaille l’associée.

Elle explique qu’elle faisait toujours partie du plus petit groupe et qu’à travers les années, le cabinet a mis de plus en plus l’emphase sur le droit des affaires.

« Je voulais me joindre à un cabinet qui ne faisait que de la propriété intellectuelle, c’est pour cela que j’ai fait le saut, poursuit Me Chriqui. Un cabinet où tous les systèmes sont dédiés à ce domaine. »

Les deux bureaux concurrents étant très proches géographiquement, Me Chriqui assure qu’elle regardait en face avec jalousie.

Elle souligne que son ancien cabinet a toujours eu une belle équipe de propriété intellectuelle, qui était « rendue à son top », tandis que Robic est aussi selon elle « dans la ''game'' depuis 100 et quelques années ».

Du vent dans les ailes

« Mais ce qu’on voyait, dans les dernières années, c’était vraiment du vent dans les ailes de Robic, assure-t-elle. Une équipe jeune, dynamique. »

L’associée apprécie aussi le fait qu’il s’agisse d’un cabinet boutique, fort d’environ 75 professionnels dont des agents de brevet, des scientifiques et des avocats à Montréal et Québec, et généraliste en propriété intellectuelle.

Chez Norton Rose Fulbright, elle explique que le groupe à l’interne avait un focus sur les brevets pharmaceutiques et qu’elle était la généraliste.

« Je faisais du litige de propriété intellectuelle, des marques, des brevets divers, et un peu de droits d’auteur ». L’avocate s’intéresse aussi en particulier aux dispositifs médicaux ou à tout ce qui concerne l’interaction entre la mécanique et la bio, par exemple.

« J’aime les aspects brevets qui englobent plus qu’un joueur », rappelant au passage que les brevets sont divisés en quatre, « le mécanique, le pharmaceutique, le biotech et la TI ».

Elle voulait, en somme, rejoindre un cabinet avec une pratique générale. C’est Robic, qui est venu la chercher.

« Je n’étais peut-être pas prête au début, mais éventuellement, je l’étais », souligne Me Chriqui.

Elle affirme haut et fort être venue chez Robic pour être plaideuse et « moins associée ». « Je veux rentrer dedans et faire moins de paperasse que les associés dans les grands bureaux ».

Des dossiers phares

Me Chriqui dit avoir « accroché sur la propriété intellectuelle » quand elle étudiait à McGill en droit. Se qualifiant d’« un peu hippie dans le temps », elle a tout simplement réalisé que « sans la protection des inventions, on serait tous morts ».

« Il n’y aurait pas de pénicilline. Les otites, ce serait la fin du monde ». Elle explique avoir par exemple travaillé sur le brevet de l’AZT, médicament pour traiter le VIH. « Avant et après l’AZT, c’est le jour et la nuit ».

« Mes amis hippies dans le temps pensaient le contraire, pour eux, la protection d’une invention signifiait un monopole, et que les autres n’avaient pas le droit de l’utiliser ». Les choses ne sont évidemment pas aussi simples, pour Me Chriqui.

L’avocate, qui a l’impression de participer à l’évolution de la société en pratiquant la propriété intellectuelle, estime même que c’est le domaine de droit le plus important.

Parmi d’autres dossiers importants de l’avocate, une affaire de contrefaçon de brevet, à la Cour fédérale et à la Cour d’appel fédérale, concernant un train d’atterrissage d’hélicoptère.

Elle cite également un dossier de marques pour Avocats sans frontières, pour qui elle fait du pro bono, « à savoir qui a le droit à la marque Lawyers Without Borders ».

« On me dit que ma spécialité est aussi tout ce qui est calcul de dommages ou profits suivant une contrefaçon de brevet ou de marque », dit celle qui aime travailler avec des comptables.

Elle précise avoir beaucoup voyagé grâce à son métier, un autre point important pour elle, notamment avant la pandémie.

« Généralement, on est en Cour fédérale et non à la Cour supérieure, précise-t-elle. Contrairement à un dossier au Québec où tous les témoins viennent ici, en propriété intellectuelle c’est le contraire, on va chez eux. J’ai passé ma carrière à voyager dans des endroits super. »

Elle a toujours essayé de greffer un voyage personnel à ses déplacements à l’étranger. Aujourd’hui, alors qu’elle est davantage senior dans sa carrière, Me Chriqui se permet des voyages à plus long terme.
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1 commentaire

  1. Charles Dupuis ll.l.
    Charles Dupuis ll.l.
    il y a un an
    avocat
    Pourquoi n'avez-vous pas ajouté l'expression "publi-reportage" en marge de cet article qui ne fait mention, avec respect pour toute opinion divergente, d'aucune information d'intérêt public.

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