Me Rhéal Éloi Fortin est candidat dans la circonscription de Rivière du Nord pour le Bloc Québécois
Me Rhéal Éloi Fortin est candidat dans la circonscription de Rivière du Nord pour le Bloc Québécois
Me Rhéal Éloi Fortin est candidat dans la circonscription de Rivière du Nord pour le Bloc Québécois. Membre du Barreau du Québec depuis 1989, il est l’associé fondateur du cabinet Bissonnette Fortin depuis 1993, et pratique principalement en droit civil et commercial

Il siège au conseil exécutif du Barreau de Laurentides-Lanaudière depuis 2006 dont il a été bâtonnier pour l’exercice 2013-2014.

Droit-inc : D’où vient votre engagement politique ?

Me Rhéal Éloi Fortin : J’ai toujours été impliqué dans le mouvement souverainiste, au Parti Québécois (PQ) et au Bloc Québéois (Bloc). J’ai été président de plusieurs circonscriptions et membre de l’éxecutif pour le PQ. Ça correspond à mes valeurs, c’est la seule façon qui permettra au Québec de s’épanouir au mieux, d’avoir le pouvoir décisinnonel, de signer nos traités, d’avoir nos propres lois et de percevoir nos impôts. Le Québec ne peut pas jouer le rôle qui lui revient actuellement avec la mondialisation. Il y a des dédoublements inutiles qui coûtent très cher.

Quels sont selon vous les enjeux de la campagne ?

On veut changer la façon dont le Canada est gouverné, il nous ressemble de moins en moins. La gestion de Harper ne nous correspond pas, il faut changer pour mieux et pas pour pareil. Sur certains aspects, nous sommes d’accord avec le Parti Libéral mais Trudeau dit qu’il a un plan et on ne sait pas ce qu’il y a dedans. Nous nous avons un plan et un bilan. Le NPD se présente comme le champion de la protection de l’environnement mais son programme n’est pas réaliste. Les sables bitumineux, nous nous trouvons ça déplorable.

Quelles grandes idées défendez-vous sur le plan national ?

Nous voulons l’autonomie du Québec, on ne peut pas accepter que l’oléoduc passe ici sans que nous ayons notre mot à dire. Le niqab est aussi un enjeu important. Ce n’est pas une « arme de distraction massive », c’est la pointe de l’iceberg. Le Québec doit affirmer une position claire sur cette question. L’immigration est importante mais pour que ça fonctionne, il faut établir des règles et déterminer quelles sont nos valeurs. Aussi, nous estimons que la caisse de l’assurance emploi ne doit pas servir à alimenter le fond consolidé, c’est une assurance pour les travailleurs, il ne faut pas toucher à l’argent pour autre chose. Avec les surplus, on propose d’éliminer le délai de carence, d’augmenter les prestations et d’abolir les conditions imposées par Harper.

Et sur le plan local ?

Dans ma circonscription, il y a beaucoup de pauvreté et j’ai découvert des choses inadmisibles pendant la campagne, comme l’importance des banques alimentaires pour bon nombre de familles. Nous sommes au Québec, pas au tiers monde, et on ne peut toléré qu’un enfant n’ait pas de chaussures pour aller à l’école ! Je veux aussi travailler au développement financier et économique de la région, avec notamment l’implantation de l’Institut des véhicules innovants.

Quelles améliorations devraient être apportées en matière de justice fédérale ?

En tant que souverainiste, j’irai jusqu’à dire que je la déplore. La loi sur les jeunes contrevenants est calquée sur le régime pénal pour adultes. Ici au Québec, on veut réhabiliter nos jeunes et pas les envoyer en prison pour adultes. Il est aussi important que les juges de la Cour suprême soient bilingues, pour qu’ils soient en mesure de bien comprendre la preuve et les faits par eux-mêmes. C’est un combat de toujours mais qui est encore actuel.

Avez-vous des prévisions pour les élections ?

Au Québec, les gens se sont essayés au NPD mais ont été déçus, il n’y a pas eu de gain. Si nous voulons défendre nos intérêts à Ottawa, il faut envoyer au Parlement des gens qui vont parler pour le Québec. J’ai confiance que nous aurons assez de députés pour bien le représenter.