Me Mathieu Bouchard quittera le cabinet Irving Mitchell Kalichman
Me Mathieu Bouchard quittera le cabinet Irving Mitchell Kalichman
« C'est le genre d'opportunité qu'on veut saisir, ça ne se présentera pas deux fois dans une vie », lâche de l'autre côté du fil Me Mathieu Bouchard. Au début de la semaine prochaine, il prendra la direction de la capitale nationale pour occuper les fonctions de conseiller senior auprès du premier ministre, Justin Trudeau.

Il quittera ainsi le cabinet Irving Mitchell Kalichman où il exerce en litige civil et commercial et droit public depuis près de neuf ans et dont il est associé.

Très stimulé par ce nouveau défi, il explique toutefois que c'est avec un pincement au cœur qu'il quittera la pratique. « J'étais très heureux et la cour va me manquer. C'est une grosse décision professionnelle et un changement d'orientation ; j'ai pris le temps d'y penser », dit-il.

Me Bouchard s'est impliqué auprès du Parti libéral pendant la course à la chefferie et l'élection de Justin Trudeau en 2013. « Il représente un vent de fraîcheur et un renouveau, nous repartons à neuf avec une page blanche et une nouvelle génération », commente le juriste de 39 ans.

Pendant la campagne électorale fédérale, il a travaillé à temps plein à Ottawa au sein de l'équipe libérale de gestion des enjeux nationaux et du Québec. Il s'occupait notamment de la relation avec les équipes de candidats dans le but de s'assurer du bon arrimage de la politique nationale avec les priorités québécoises. Il a également participé à la préparation des débats, et a eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois Justin Trudeau.

S'il indique qu'il ne pensait pas un jour accéder à de telles fonctions, il n'a toutefois pas été surpris par l'offre qui lui a été présentée d'intégrer la garde rapprochée du premier ministre. « Certains indices planaient avant, quand on s'implique dans la campagne électorale, on ne peut pas être étonné.»

Me Bouchard fera partie de l'équipe des trois conseillers senior auprès de Justin Trudeau. « Ils cherchaient à avoir un avocat parmi l'équipe. Je ne serai pas conseiller juridique mais le fait d'être avocat apportera cette dimension là.»

Il interviendra dans le cadre de mandats de négociation, sera amené à donner son avis sur certaines positions et orientations, et fera le lien avec les politiciens du Québec. « Je vais avoir la possibilité de faire changer les choses et de travailler pour un programme auquel je crois. En litige, on résout un problème à la fois, là ce sera à plus grande échelle », conclut-il.