Me Frank Pappas
Me Frank Pappas
La Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a conclu jeudi que le député indépendant Gerry Sklavounos n’avais commis « aucun acte criminel ». Comment a réagi son avocat?

En entrevue vendredi matin sur 98,5 au micro de Paul Arcand, Me Frank Pappas, a lancé un coup de cœur plus proche du coup de gueule : « Les termes employés par la DPCP sont clairs. On parle d’un homme innocent, il a été blanchi », a-t-il affirmé d’un ton déterminé, en estimant que son client était la vraie victime dans ce dossier.

Il a en effet rappelé à plusieurs reprises combien le politicien a été « lynché sur la place publique » et combien « sa femme et ses deux jeunes enfants ont souffert », exhortant les citoyens à le « laisser reprendre sa vie, son job ».

Questionné sur la lettre d’Alice Paquet publiée dans Le Devoir, Me Pappas a répondu avec des mots durs : « Nécessairement, cette dame n’a pas été crue et avec raison. La DPCP est une institution sérieuse, Mme Paquet peut dire ce qu’elle veut, c’est faux ».

Elle aurait donc menti ? « D’après moi oui, mais je ne veux pas faire son procès sur la place publique ».

L’avocat ne s’est pas prononcé clairement concernant une éventuelle poursuite d’Alice Paquet par son client au civil, rappelant plutôt que M. Sklavounos « veut passer à autre chose ».

Dans le clan libéral, les députés sont restés prudents quant à son retour dans le caucus qu’il avait décidé de quitter lui-même en octobre dernier.

En point presse à l’Assemblée nationale vendredi, le premier ministre Philippe Couillard a expliqué que le député indépendant devait « faire une déclaration forte sur la place des femmes, car sa réintégration au caucus ne serait ni immédiate ni automatique ».

En évoquant la « sensibilité de la population du Québec et particulièrement des femmes», il a aussi rappelé que d’autres allégations ont été portées à l’égard de M. Sklavounos par rapport à des comportements inappropriés.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette, a soulevé le concept « d’acceptabilité sociale » dans le cas de la réintégration du député de Laurier-Dorion.

La jeune Alice Paquet avait provoqué une onde de choc en octobre dernier, affirmant lors d’un rassemblement à l’Université de Laval, qu’un député l’avait agressé sexuellement.