Marie-Claude Landry
Marie-Claude Landry
Il y a 40 ans, en juillet 1977, le Parlement a rendu illégale la discrimination envers les personnes au Canada pour des raisons liées à leur identité, leur origine ou leurs croyances.

À l'occasion de l'adoption de la Loi canadienne sur les droits de la personne et de la création de la Commission canadienne des droits de la personne, sa présidente, Marie-Claude Landry, estime que le Canada « a fait de grands progrès » durant ces quatre décennies, mais que cette loi n'a pas permis au Canada de régler tous les problèmes. « Il y a encore beaucoup trop de gens au Canada - y compris des enfants - qui vivent de la discrimination et de l'exclusion jour après jour, aussi bien sur le plan personnel que de façon systémique », dit l’avocate émérite.

Depuis que la Commission canadienne des droits de la personne a ouvert ses portes il y a 40 ans, elle a reçu plus de 46 000 plaintes de discrimination. « Les uns après les autres, des gens sont sortis de l'ombre pour invoquer la Loi canadienne sur les droits de la personne pour s'attaquer à un problème de discrimination. L'un après l'autre, leur cas de discrimination a changé la face du Canada pour le mieux », a ajouté Marie-Claude Landry, qui estime que les concepteurs de cette loi, dont Pierre Elliott Trudeau, « avaient en tête un Canada inclusif et diversifié qui deviendrait un modèle de droits de la personne pour les autres pays du monde ».

« Nous sommes une nation diversifiée qui est perçue dans le monde comme un pays d'acceptation et d'inclusion », dit Me Landry.

La présidente de la Commission se réjouit par ailleurs de l’accueil favorable de l'ajout de deux motifs de distinction illicite à la Loi canadienne sur les droits de la personne, soit « caractéristiques génétiques » et « identité et expression de genre ».

« Les progrès accomplis dans le domaine des droits de la personne ne se font pas tout seuls, conclut Marie-Claude Landry. Il faut que des groupes de personnes ou des associations qui partagent les mêmes idées s'unissent pour atteindre des buts communs, soit d'améliorer la qualité de vie de la population canadienne et de promouvoir la bonté, l'inclusion et l'égalité dans la société. »