Le Hells Angel Salvatore Cazzetta
Le Hells Angel Salvatore Cazzetta
Le Hells Angel Salvatore Cazzetta poursuit la Procureure générale du Québec, la Directrice des poursuites criminelles et pénales, trois procureurs de la couronne ainsi que deux policiers à titre personnel, rapporte La Presse.

Il exige deux millions de dollars en dédommagement à ceux qui l'ont accusé « injustement » d'être mêlé à la vente de cocaïne dans Hochelaga-Maisonneuve. Ces accusations lui ont occasionné « stress, angoisse, anxiété et insécurité », peut-on lire dans la requête déposée à la Cour supérieure.

« Autant étaient importantes les accusations portées contre le demandeur, autant doit être le dédommagement pour la privation de sa liberté sans droit », écrivent les avocats de Cazzetta.

Rappelons que ce dernier a été arrêté en 2015 dans le cadre du projet Magot-Mastiff, une enquête de l'Escouade régionale mixte de Montréal. Les policiers avaient notamment infiltré un réseau de trafic de cocaïne dans Hochelaga-Maisonneuve, rapporte La Presse, et découvert qu'un individu relié au réseau avait été porter une somme d'argent à un commerce relié à la conjointe de Cazzetta, dans la région de Joliette.

Cazzetta a été accusé de complot, gangstérisme et recel. Il a été gardé en détention préventive 631 jours. Dans la requête, ses avocats soulignent qu’il venait de se faire installer un stimulateur cardiaque avec défibrillateur et était en convalescence lorsqu'il s'est retrouvé derrière les barreaux, ce qui lui a causé un grand stress.

Des accusations ont finalement été retirées, d’autres citations à procès cassées par un juge par manque de preuve et enfin, en décembre dernier, le DPCP a finalement déposé un arrêt des procédures pour l'accusation de recel.