Le cabinet Rubin Thomilson a répertorié 5 erreurs de gestion du harcèlement sexuel
Le cabinet Rubin Thomilson a répertorié 5 erreurs de gestion du harcèlement sexuel
Le cabinet torontois Rubin Thomlinson, qui œuvre surtout sur les enquêtes de harcèlement en milieu de travail, a dressé une liste de cinq erreurs concernant le harcèlement sexuel qui sont régulièrement commises par les entreprises, dans une récente chronique de Canadian Lawyer.


1. Espérer que #MoiAussi se tasse

Rubin Thomlinson admet que de toute son existence, le cabinet n’a jamais reçu autant de plaintes pour harcèlement sexuel. Et cela ne semble pas vouloir ralentir, le nombre de plaintes ne cessant d’augmenter. Il affirme donc qu’il serait étonnant que le phénomène #MeToo ne soit qu’éphémère et suggère à toutes les entreprises d’adopter des mesures visant à légiférer et éliminer le phénomène.


2. Croire au statu quo

En 2017, une étude de Canadian C-Suite révélait que 70 % des administrateurs sondés affirmaient qu’ils n’avaient jamais entendu parler d’incidents relatifs au harcèlement sexuel dans leur compagnie. Plusieurs d’entre eux avançaient même que les cas d’harcèlement sexuel étaient rares.

De nombreux sondages ont pourtant démontré que la majorité des femmes avaient déjà été victimes d’harcèlement sexuel au travail.


3. Être empathique plutôt que d’avoir un plan

Plusieurs entreprises croient qu’en raison des valeurs qu’elles prônent, elles seront en mesure de composer avec des plaintes d’harcèlement sexuel lorsqu’elles se présenteront. Pourtant, elles ne sont pas nécessairement au fait de plusieurs détails juridiques. Par exemple, elles ne sont pas familières avec leurs obligations légales, avec la procédure d’une enquête portant sur les événements reprochés, la façon de traiter avec les victimes, etc.


4. Mal connaître la loi

« Nous avons souvent vu des dossiers dans lesquels des enquêteurs inexpérimentés avaient mené des enquêtes qui semblaient suffisantes en surface, mais qui dans les faits n’étaient pas défendables légalement », explique Rubin Thomlinson.

De mauvaises interprétations de la part des enquêteurs concernant leurs fonctions et leurs responsabilités peuvent parfois être très coûteuses.


5. Y aller à l’aveuglette

Il n’est pas rare que les enquêteurs, dans leur hâte de parvenir à des conclusions, ne s’attardent pas suffisamment à la marche à suivre et en négligent certains aspects fondamentaux.

Par exemple, il est important de savoir que les deux partis doivent être en mesure d’étudier les pièces à conviction.

Le rapport d’enquête doit donc être étudié par un comité qui s’efforcera de déterminer si toutes les exigences de la politique interne de l’entreprise ont été respectées.