Me Mathieu Laplante-Goulet. Photo : Site Web de Trivium Avocats
Me Mathieu Laplante-Goulet. Photo : Site Web de Trivium Avocats
Me Mathieu Laplante-Goulet passe chez Trivium Avocats après trois ans et demi au sein de Grey Casgrain.

Le Barreau 2015 dit avoir choisi le droit pour se « battre contre l'injustice ». « Je voulais faire changer les choses, et le droit est un domaine où on peut le faire, quand on est au bon endroit, au bon moment », explique-t-il au bout du fil avec Droit-inc.

Détenteur d’un certificat en science politique et d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval, le jeune juriste a fait ses premiers pas chez Grey Casgrain en tant que stagiaire, en plus d’y commencer sa pratique. Après six mois, il quitte pour Marseille, où il complètera un Master en droit des affaires, spécialisé dans le droit du sport, à Aix-Marseille Université.

« J'avais fait un cours en droit du sport à l'Université Laval que j'avais vraiment apprécié. Mon côté fan de sport rencontrait mon côté de défenseur de la justice. Les enjeux du sport ne sont pas tellement différents des enjeux en général, mais il a ses propres règles, et ça prend des personnes qui s'y connaissent pour pouvoir bien les appliquer. »

Après un stage au cabinet allemand Martens Rechtsanwälte, spécialisé en droit du sport à l’international, Me Laplante-Goulet tente de poursuivre son chemin dans cette voie, mais le téléphone ne sonne malheureusement pas. Alors qu’il complète son périple européen, il recontacte son ancien cabinet.

« Beaucoup de mes anciens dossiers qui étaient rendus en appel. Ils m'ont proposé de les reprendre. Je suis rentré le 15 octobre et le 17, je recommençais à travailler! »

Ce deuxième tour de piste chez Grey Casgrain aura duré trois ans, assez pour se faire les dents sur une multitude de dossiers auprès d’un des plaideurs les plus en vue du Québec, Me Julius Grey.

« Chez Grey Casgrain, t'as beaucoup de dossiers qui touchent aux droits et libertés fondamentales. Mais, comme c'est un domaine qui s'applique à tous les types de droit, je me suis fait les dents autant sur des dossiers de Cour municipale, que des dossiers en Cour suprême. J'ai reçu des conseils qui vont me suivre jusqu'à la fin de ma carrière. »

Une suite logique

Son passage chez Trivium, Mathieu Laplante-Goulet le voit comme « une suite logique » à sa carrière.

« C'est une structure qui permet la croissance à l'interne, et même encouragée. Les avocats qui arrivent ici ont soit une carrière, un portefeuille de clients, ou sinon on te donne les moyens pour te développer tant sur le plan humain que de la carrière. »

C’est aussi l’occasion pour lui de travailler avec des amis proches, dont le président, Me Marc-Antoine Cloutier, et l’associé fondateur Me Félix-Antoine Michaud. « Quand je suis arrivé, j'avais déjà l'impression que ça faisait un an que j'étais ici! »

Déjà avec une belle expérience en droit public et en actions collectives, l’avocat originaire de Berthierville souhaite approfondir son expertise en cette matière, tout en développant une pratique de droit du sport « fonctionnelle ».

« Je veux continuer à toucher les secteurs où je pense que je peux apporter quelque chose pour faire changer les choses pour le mieux. Je suis un avocat progressiste, et je pense qu'ici, je suis définitivement à la bonne place. »

Un futur analyste du droit dans les médias?

Ces derniers temps, les lecteurs de Droit-inc ont pu lire les commentaires de Me Laplante-Goulet sur différents dossiers qu’il défendait. On peut penser à Michael Henaf d’OD Grèce qui poursuit Karine St-Michel d’OD Bali, à cette histoire d’un jeune francophone qui pourra étudier en anglais, ou encore à cette femme noire arrêtée par le SPVM et dont le juge a reconnu qu’il s’agissait de profilage racial et sexuel, qui lui a aussi valu une entrevue au 98,5 FM. Quels conseils donneraient-ils aux avocats qui ont à parler aux médias?

« Il faut s'y préparer. On a des obligations déontologiques à respecter. Il faut connaître bien le dossier, s'assurer qu'on ne crée pas de problème ou de préjudice à quelqu'un ou au processus judiciaire», explique-t-il d’abord.

N’ayez pas peur d’aller poser des questions à un collègue qui est déjà passé par là. « Allez voir un mentor, quelqu'un qui est déjà passé par là. Entre confrères, on a une certaine courtoisie. »

« C'est un pensez-y bien, mais c'est faisable! », conclut-il.