L’actuelle présidente du groupe est Caroline Schurman-Grenier. Photo : LinkedIn
L’actuelle présidente du groupe est Caroline Schurman-Grenier. Photo : LinkedIn
Droit autrement/Legal alternatives (DALA) est né en 2016, à l’Université McGill, d’un regroupement d’étudiants en droit qui étaient « frustrés » de ne pas se faire présenter d’autres options que de pratiquer dans un grand cabinet, raconte l’actuelle présidente du groupe, Caroline Schurman-Grenier.

« DALA n’est pas contre cette option, mais on veut montrer que ce n’est pas la seule, précise-t-elle. Il y a plein de gens qui veulent travailler dans un grand cabinet, et qui sont heureux là-dedans, mais il y a aussi des étudiants qui ne sont pas vraiment sûrs…»

La course aux stages, la pratique en grand cabinet… c’est un processus extrêmement compétitif, rappelle-t-elle.

« Il y a des gens vraiment intelligents et compétents qui ne se font pas appeler en entrevue... ça démolit ta confiance, et c’est dommage, avant même d’avoir commencé ta carrière. »

DALA, c’est donc un regroupement d’étudiants qui présentent sur leur plateforme en ligne (« Légalement inhabituel »), de façon hebdomadaire, des entrevues avec des avocats qui ont des parcours hors du commun. Avant, l’organisme proposait seulement des entrevues avec des diplômés de McGill, mais maintenant, leurs interviewés proviennent d’un peu partout dans le monde.

On peut par exemple y découvrir l’histoire professionnelle de Me Alana Devine, qui après avoir pratiqué à la SPCA, a ouvert son propre cabinet, Devine Animal Law, voué à la défense des animaux.

« Sa pratique est très nichée, et elle a dû faire son propre chemin, illustre Caroline. Le droit animal, aujourd'hui, est à peu près là où le droit de l’environnement était, il y a 20 ou 25 ans. Ça commence… »

On peut aussi découvrir les parcours d’une diplômée de la Harvard Law School devenue coach de vie, d’une avocate de Chicago qui a quitté les grands bureaux pour se consacrer à la production équitable de chocolat ou encore d’une jeune Québécoise qui s’est consacrée au droit carcéral.

Comme quoi, quand on dit que le droit mène à tout…

« Mon père m’a toujours dit : “le droit mène à tout, à condition qu’on en sorte”, confie Caroline. J’ai toujours gardé ça en tête quand j’ai commencé mon droit (NDLR : en 2017). »

Elle ajoute : « Mais je me suis rendue compte que peu de personnes l’appliquent… Quand tu vois tous tes amis postuler aux mêmes emplois, et se concentrer sur les mêmes parcours... »

Celle qui complète actuellement son Barreau et qui travaille comme étudiante en droit chez SGS Avocats, un cabinet de droit criminel, s’intéresse beaucoup à l’aspect entrepreneurial et techno du droit.

« Il y a beaucoup de très bonnes idées qui se développent en ce moment! », lance-t-elle.