Mes Charles Chevrette, Michel Ranger, Kosta Kostic et Michael J. Hanlon. Photos : Site web de McMillan
Mes Charles Chevrette, Michel Ranger, Kosta Kostic et Michael J. Hanlon. Photos : Site web de McMillan
Ce n’est pas l’hécatombe, mais presque…

Plusieurs associés seniors en droit des affaires du bureau montréalais de McMillan sont sur le point de quitter le cabinet, dont l’actuel associé-directeur, a appris Droit-inc.

Selon nos informations, Mes Charles Chevrette, Michel Ranger et Kosta Kostic sont attendus dans les prochaines semaines chez des bureaux concurrents.

L’associé Michael J. Hanlon, spécialiste en insolvabilité, serait lui aussi sur son départ, ayant décidé de prendre sa retraite.

Charles Chevrette a déjà signé une entente avec le bureau de McCarthy Tétrault à Montréal.

Son collègue, l’associé Michel Ranger, le rejoindrait également chez McCarthy.

Pour le moment, les deux avocats sont toujours chez McMillan, étant liés par contrat pour une période de préavis et de transition. Aucune date de leur arrivée chez McCarthy n’est encore prévue.

Il s'agit de deux grosses prises pour McCarthy.

Me Chevrette est depuis de nombreuses années l’associé-directeur du bureau montréalais de McMillan. Il est aussi le Coprésident national, Capital d'investissement et le Coprésident, Technologies. Il est reconnu comme l’un des rainmakers de la firme, avec de très gros clients, notamment le fonds d’investissement Novacap pour lequel il a réalisé plusieurs transactions.

Michel Ranger est un avocat fiscaliste - une denrée rare - qui pratique au bureau de McMillan à Montréal. Il conseille ses clients sur une variété de questions de fiscalité canadienne et internationale.

McCarthy, rappelons-le, avait perdu quelques gros fiscalistes il y a quelques années au profit de Fasken.

Parlant de Fasken, c’est justement là où est attendu fin janvier Kosta Kostic.

Chez McMillan, Me Kostic est associé et membre du groupe national Marchés des capitaux et fusions et acquisitions de McMillan. Sa pratique est principalement axée sur le financement des entreprises, le droit des valeurs mobilières et les fusions et acquisitions.

L’associé Éric Vallières. Photo : Site web de McMillan
L’associé Éric Vallières. Photo : Site web de McMillan
Pas ébranlé

Le départ de ces gros canons ne semble pas ébranler outre mesure l’associé Éric Vallières, de McMillan.

« C’est relativement normal qu’il y ait des mouvements latéraux entre les cabinets », explique Me Vallières, ajoutant que le bureau a embauché six avocats dans la dernière année et que le cabinet a connu sa meilleure financière de toute son histoire.

Il n’empêche qu’il n’est jamais facile pour un cabinet de voir partir des associés avec clientèle, plus difficiles à remplacer que de simples sociétaires. Est-ce à dire que c’est la fin du droit des affaires chez McMillan à Montréal?

Pas du tout, affirme Éric Vallières. « Le droit des affaires demeure une niche importante pour nous. D’ailleurs on est actuellement en recrutement. Vous pouvez le dire à vos lecteurs!»