Étienne Lavoie fait face à 14 chefs d'accusation de nature sexuelle. Photo : Radio-Canada
Étienne Lavoie fait face à 14 chefs d'accusation de nature sexuelle. Photo : Radio-Canada
L’ancien psychologue Étienne Lavoie vient de renoncer à son droit d’être représenté par un avocat, malgré les recommandations du juge, révèle un article de La Tribune.

Il est accusé de proxénétisme, d’agressions sexuelles, d’agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d’avoir obtenu des avantages matériels provenant de services sexuels, d’avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d’images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait sur six victimes.

Son avocat, Me Justin Laperle, s’est désisté du dossier en raison d’un congé maladie. Sa collègue Me Myriam Jacques a présenté en son nom une requête pour cesser la représentation d’Étienne Lavoie.

Étant venu à bout de ses ressources financières, ce dernier a préféré ne pas recourir à un avocat de l’aide juridique. Il estime qu’aucun d’entre eux ne pourrait être assez compétent pour le représenter correctement, vu la complexité de son dossier.

Le juge de la Cour supérieure Charles Ouellet a prévenu l’accusé qu’une telle décision pouvait le désavantager et lui a fait savoir que des programmes d’aide financière existent, mais a tout de même accordé la requête.

Étienne Lavoie recevra donc l’entièreté de la preuve, des enregistrements audios au dossier ainsi qu’une voie de communication avec la représentante du ministère dans cette affaire, Me Laïla Belgharras.

Un avocat « ami de la cour » sera toutefois nommé pour interroger les victimes pendant le procès afin d'éviter qu'elles soient confrontées à leur présumé agresseur.

Les parties doivent compléter la communication de la preuve à Étienne Lavoie en vue de la conférence préparatoire au procès, prévue le 3 mai.