Me Isabelle Hamel-Hébert. Photo : Courtoisie
Me Isabelle Hamel-Hébert. Photo : Courtoisie
Une avocate qui a passé quatre ans chez Dentons, vient de lancer une entreprise, pour venir en aide aux personnes qui se représentent seules devant les tribunaux.

Isabelle Hamel-Hébert s’est rendue compte qu’une partie de la population se sentait délaissée. Selon ses recherches, les chances de gagner en se représentant seul sont moins élevées car souvent les règles de procédures n’ont pas été respectées.

Elle a donc décidé de fonder Article 23 en septembre 2020. Elle n’a pas trouvé d’autres modèles d’entreprises qui offrent des services similaires. Article 23 fait référence à l’article 23 du Code de procédure civile du Québec.

« Des organismes comme Éducaloi, les centres de justice de proximité, les cliniques juridiques universitaires ou privées, transmettent de l’information juridique générale mais ne peuvent pas donner des conseils précis en matière juridique. Ils se retrouvent limités dans leur pratique », explique-t-elle.

« Je veux leur montrer qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent toujours avoir accès à une personne compétente qui peut répondre à leurs questions et démystifier les différentes étapes des procédures », ajoute la fondatrice.

Fonctionnement

Article 23 offre des formations et des accompagnements en groupe ou individuel pour tout le monde. Ces services sont payants et uniquement virtuels.

« Je ne me concentre pas sur des personnes qui vont nécessairement devant la Cour des petites créances. J’ai des clients qui se représentent devant la Cour du Québec et devant la Cour supérieure du Québec », souligne Me Hamel-Hébert.

Les formations portent principalement sur les procédures de manière générale. Des conseils plus spécifiques sont donnés uniquement pour ceux qui choisissent les accompagnements personnels ou en groupe.

Me Hamel-Hébert soutient les personnes au niveau de leurs démarches, des étapes à suivre et de la rédaction des procédures. Elle leur explique les codes à respecter et les règles appliquées selon les tribunaux.

Les clients la contactent sur le groupe privé Facebook, même si un site web sera bientôt disponible. Ils partagent entre eux leurs expériences et les administrateurs sont des avocats qui peuvent aussi donner leurs commentaires.

Plus d’une centaine de personnes ont déjà eu accès à ses services.