Daniel Weinstock. Photo : Radio-Canada
Daniel Weinstock. Photo : Radio-Canada
Le professeur Daniel Weinstock sera le vice-doyen de la recherche à la Faculté de droit de l’Université McGill pour les trois prochaines années.

Depuis le début de sa carrière, il travaille sur des projets de recherches liant le droit et la philosophie. Il s’intéresse notamment aux sujets d'équité en matière de santé et aux questions de justice et d'inclusion dans l'organisation des villes modernes.

À partir de septembre, il remplacera la professeure Allison Christians qui était quatre ans en poste.

Nous lui avons parlé pour en savoir un peu plus sur son nouveau mandat…

Pourquoi avoir accepté un poste d'une telle envergure ?

J’ai toujours aimé faire de la recherche dans des contextes plus larges et de trouver le lien entre les recherches de nos chercheurs et ce qui se fait ailleurs.

J’aimerais promouvoir la recherche en allant trouver des subventions et j’aimerais développer des stratégies pour mettre en avant la recherche de la Faculté.

Je n’ai jamais été vice-doyen mais grâce à mon expérience antérieure, j’espère avoir toutes les compétences qu’il faut. J’ai été nommé directeur scientifique du centre de recherches de l’Université de Montréal et de l’Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé de McGill.

Qu’allez-vous faire en premier ? Quels sont vos objectifs ?

J’aimerais d’abord rencontrer mes collègues un à un pour discuter de leurs projets et de leurs ambitions pour les prochaines années. Je souhaite m’investir dans les recherches qui sont déjà en cours.

Je voudrais donner l’opportunité aux chercheurs de la Faculté de proposer des projets interdisciplinaires qui correspondent à leurs intérêts de recherches. J’aimerais leur proposer des expertises complémentaires dans d’autres disciplines.

Quels seront vos principaux défis ?

Il faudra réussir à développer la capacité de recherche de la Faculté avec mes collègues et trouver des subventions pour financer nos projets.

Le principal défi sera de promouvoir et de réaliser des projets de recherche compétitifs avec nos chercheurs, en équipe ou en individuel. Il faudra continuer à se distinguer des autres universités à différentes échelles provinciale, nationale et internationale.

Grâce aux nouvelles subventions, nous pourrons aussi recruter davantage d’étudiants en tant qu’assistants de recherche dans nos différents projets.

Quels sont les éléments à retenir de votre carrière qui vous aideront à exercer vos nouvelles fonctions ?

En presque 30 ans d’activité, j’ai développé un flair pour la création d’équipes pluridisciplinaires. Mes travaux de recherche m’ont permis d’explorer différents domaines en même temps et de développer un grand réseau scientifique. J’arrive aussi à identifier des questions de recherches mixtes.

Vous avez fait des recherches en philosophie et maintenant en droit, qu’est qui vous a poussé à changer ? Quel est le lien entre les deux domaines finalement ?

Je crois qu’il y a une très grande affinité entre la philosophie et le droit. La manière d'argumenter est assez similaire. On le voit par l’utilisation de précédents, par la réflexion partant d’exemples où on a déjà tiré des conclusions et par l’application de celles-ci dans de nouvelles situations.

Pouvez-vous me donner un exemple concret de cette similitude ?

Du principe de pensée de la Common law, le juriste va très souvent se questionner sur la manière dont les décisions ont été prises. En fait, il va essayer de comprendre la manière dont s’applique l’acquis du droit, en société, dans différentes situations.