John Murphy. Photos : Site web de BLG et AUM Law
John Murphy. Photos : Site web de BLG et AUM Law
Borden Ladner Gervais fait l’acquisition d’AUM Law, un cabinet d’avocats torontois composé d’une vingtaine de collaborateurs et spécialisé dans la fourniture de conseils juridiques et réglementaires à des firmes du secteur de la gestion d’actifs. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été rendus publics.

Avec cette transaction, BLG étend son offre.

« Le premier objectif de cette acquisition est de servir nos clients avec davantage de services, afin qu’ils aient un endroit pour rassembler tous leurs besoins juridiques et réglementaires, dans un contexte de pression exercée par les fardeaux réglementaires et les risques croissants de ce secteur », explique John Murphy, associé directeur national et chef de la direction de BLG.

Pour le grand cabinet, AUM Law apporte une variété bienvenue.

« La transaction nous permet de consolider l’offre de services de gestion des investissements, avec les plans de soutien d’AUM relatifs aux obligations annuelles et à la conformité réglementaire », poursuit John Murphy.

L’arrivée d’AUM Law permet aussi à BLG de bénéficier des méthodes mises au point par la firme torontoise depuis sa création en 2009.

« AUM a développé une approche très systématique sur la façon de répondre aux obligations réglementaires imposées par les différents régulateurs », souligne M.Murphy.

BLG, qui compte 154 avocats à Montréal, compte investir dans AUM Law pour étendre et automatiser sa gamme de services en conformité réglementaire, proposée par BLG Impulsion, son portefeuille de services juridiques non traditionnels.

AUM Law apporte aussi son modèle d’offre de services à honoraires fixes.

« Nous avons observé, par des sondages sur le marché, que AUM réussissait à vendre ses services de façon intéressante pour les clients qui veulent avoir des prix prédictifs », explique John Murphy.

De son côté, AUM Law souhaitait élargir sa portée et toucher de nouveaux clients.

Cultures proches, confiance mutuelle

Les deux entreprises ont travaillé six mois sur la transaction, confie John Murphy. Au cours des discussions, menées en rencontres virtuelles, « on s’est vite aperçu que nos cultures d’entreprises étaient très proches, relève-t-il. Ce n’était pas une surprise, mais cela a propulsé cette transaction dans le bon sens. Évidemment, cela a donné de la confiance aux actionnaires d’AUM et aux gestionnaires de BLG qui pilotaient la transaction. »

La collaboration entrevue lors du contrôle diligent était prometteuse.

« C’est un effort de taille quand on pense qu’ils étaient nos concurrents jusqu’à hier », salue M.Murphy.

Cette acquisition pourrait-elle être la première d’une série de plusieurs sur le marché?

« Il sera intéressant de voir comment le marché des services juridiques répond à cette initiative. Cela peut être le début d’une certaine tendance, mais je ne peux pas parler pour d’autres », lâche le chef de la direction de BLG.

John Murphy laisse la porte ouverte à des acquisitions futures. « Nous sommes toujours à regarder les stratégies prioritaires, surtout celles qui touchent à l’innovation et aux façons de se rapprocher de nos clients, dit-il. Il est certain qu’on considère toujours les options à cet égard. »