Marco Harvey avec le logo de Sirco.
Marco Harvey avec le logo de Sirco.
Sur le bureau de Marco Harvey, il y a toujours un dossier de litige qui roule, la plupart du temps référé par un avocat.

« Les procureurs nous font confiance et nous contactent souvent lorsque leurs clients doivent procéder à des analyses de risques, des audits de sécurité, ou bien sont confrontés à des crises et des conflits », explique le directeur des affaires corporatives et du service-conseil chez Sirco, une compagnie qui mène des enquêtes de tout ordre et fournit des services-conseils en matière de sécurité

Il faut dire que Sirco dispose d’un département complet, muni d’un permis du Bureau de la Sécurité privée, de professionnels chevronnés dans toutes sortes de litiges.

Il peut aussi compter sur la présence de trois témoins-experts à l’apport précieux dans certains dossiers qui se rendent jusqu’en cour : Claude Sarrazin, le président de Sirco, un champion des dossiers de fraudes et de sécurité publique; Suzanne De Larochellière, qui a été policière pendant 30 ans à la Sûreté du Québec, devenue une sommité en matière de crime organisé, de drogues et de pratiques criminelles; et enfin Jocelyn Courtemanche, avec une carrière de 34 ans à la Sûreté du Québec, dont 5 ans comme enquêteur et 17 ans comme responsable des enquêtes, une autorité en termes de délits informatiques.

Comme le souligne M. Harvey, « Notre force chez Sirco, c’est notre expérience, ainsi que le fait que nous travaillons tous en collégialité, ce qui nous permet de conjuguer les spécialités de chaque enquêteur, mais aussi de chaque département, puisque nous proposons aussi des services de surveillance, de filature, de cueillette d’informations, de rencontre de témoins et d’entrevue. »

Anticiper les crises

Un litige débute toujours par un différend entre deux parties. Mais on peut éviter de s’y confronter ou, s’il est déjà affiché, d’envenimer les choses jusqu’en cour en faisant appel aux services d’analyse de risques de Sirco.

« On peut faire appel à nous pour des choses aussi simples qu’un déménagement ou un agrandissement de bureau pour une analyse de risques, explique Marco Harvey. Nous nous assurons alors de la sécurité du quartier et de la bâtisse, et nous pouvons mettre au point des mesures d’urgence et de prévention pour l’entreprise. »

Claude Sarrazin et Suzanne De Larochellière. Source : LinkedIn
Claude Sarrazin et Suzanne De Larochellière. Source : LinkedIn
Ces démarches semblent anodines, mais elles peuvent s’avérer essentielles pour l’image de marque et la sécurité de sociétés privées, de bureaux gouvernementaux ou municipaux, de groupes polarisés ou de personnalités. Il suffit de penser aux violences commises au cours des derniers mois dans le Vieux-Montréal, aux tireurs fous qui s’attaquent à des structures, ou encore à la fausse alerte liée à un piratage dans les bureaux d’Ubisoft pour s’en convaincre.

« Lors de la fusion de deux bureaux, nous avons aussi découvert une fois qu’un fournisseur qui ne travaillait pour aucun des deux s’était installé sur place et utilisait gratuitement les installations depuis des mois, alors qu’il n’aurait officiellement jamais dû être là, se souvient M. Harvey. Les problèmes de sécurité peuvent donc se trouver partout! »

Conflits latents ou ouverts

Sirco a aussi une autre spécialité, l’audit de sécurité, qui consiste à vérifier que la politique de sécurité est correctement mise en œuvre et que l’ensemble des dispositions prises par le client sont réputées sûres. Cette enquête interne suivie d’une série de recommandations peut être cruciale dans certains milieux.

Comme l’indique M. Harvey, « Nous pouvons par exemple envisager tous les scénarios possibles dans une entreprise syndiquée en cas de conflit de travail ou de grève des travailleurs. Faut-il poursuivre les activités, déplacer géographiquement les employés qui restent en poste, faire appel à un service de sécurité statique ou mobile? Autant d’éléments qui jouent un rôle essentiel lorsque le conflit se déclare, et que nous sommes chez Sirco en mesure d’appréhender pour protéger la compagnie. »

De tels conflits surviennent à tout moment, sans qu’on s’y attende automatiquement. Le directeur se souvient notamment d’un audit de sécurité réalisé au sein d’une municipalité qui voulait congédier certains de ses employés suspectés de malversations. Grâce à l’analyse documentée et, dans ce cas de figure, des filatures menées par Sirco, le tribunal administratif a fait pencher la balance du côté de la municipalité.

« Mais ces conflits ouverts peuvent nous amener dans plein d’autres directions, comme la poursuite d’un travailleur blessé dans une ligne de piquetage contre son employeur, ou bien le refus de dédommagement d’une compagnie d’assurances à une société même si elle y reconnaît un cas de fraude. »

Une analyse rigoureuse et crédible

Le diable est dans les détails, dit-on. Eh bien, c’est exactement ce à quoi s’engage le département de services-conseils en sécurité dirigé par Marco Harvey. « Nous opérons dans les règles de l’art et n’avons pas le droit à l’erreur, tout en trouvant les erreurs des autres », résume-t-il en souriant.

Effectivement, les analyses menées par ce département demandent beaucoup de rigueur, car le moindre faux pas dans un dossier pourrait conduire, si ce dernier se rend jusqu’en cour, à sa démolition pure et simple par l’avocat de la partie adverse.

C’est cette même rigueur, que l’on retrouve chez les enquêteurs que les témoins-experts, qui explique pourquoi Sirco est préférée à d’autres compagnies de sécurité.

« Même si nos trois témoins-experts ne s’occupent pas de tous les volets relatifs à une enquête, ils en analysent scrupuleusement tous les éléments et en connaissent tous les enjeux, assure M. Harvey. Et dans certains dossiers, comme lors de l’analyse d’un ordinateur fautif, il n’y a que le témoin-expert qui touche à ce matériel. Leur crédibilité est donc difficilement attaquable en cour. »

Reste que les avocats de la partie adverse peuvent toujours, à défaut de saper la crédibilité des enquêteurs et des témoins-experts, contester les faits des rapports présentés.

« Oui, ils sont enclins à attaquer l’interprétation des faits ou à demander une contre-expertise. Mais un dossier traité chez Sirco ne leur laisse généralement pas beaucoup de chances de réussite, je vous le garantis », conclut Marco Harvey.

À bon entendeur, salut!