John Carpay n'est plus le président du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, indique le conseil d'administration. Source : CBC
John Carpay n'est plus le président du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, indique le conseil d'administration. Source : CBC
L’avocat calgarien John Carpay réintègre son poste de président du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles après avoir mis sous surveillance un juge en chef manitobain.

L'organisme en a fait l'annonce dans un communiqué lundi.

M. Carpay avait admis embaucher un enquêteur privé pour surveiller le juge présidant les procès intentés par sept églises rurales du Manitoba représentées par le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles.

Ces révélations l’ont forcé à prendre congé indéfini de son poste à la mi-juillet.

« Le conseil (d’administration) reconnaît que l’organisation a besoin de mettre fin au doute qu’apporte un leadership temporaire, et ainsi permettre au Centre de justice de travailler plus efficacement contre les défis sans précédent qu’affronte notre société », dit le communiqué.

Les demandes répétées pour obtenir des commentaires du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles par CBC/Radio-Canada ont fait lettre morte.

John Carpay a fondé le Centre en 2010, soit une organisation basée en Alberta qui indique défendre « la liberté constitutionnelle des Canadiens par des procès et l’éducation. »

L'organisme avait annoncé à la mi-juillet que John Carpay prenait un congé indéfini pour être remplacé par la présidente par intérim, Lisa Bildy.

Cette déclaration est survenue après que le juge en chef de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, Glenn Joyal, a révélé avoir été suivi par un détective privé qui tentait de le surprendre à ne pas respecter les règles sanitaires actuellement en vigueur.

Le conseil d’administration du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles a déclaré ne pas être au courant que John Carpay avait embauché un enquêteur privé.