Droit-Inc : Pourquoi avez-vous choisi de vous spécialiser dans cette discipline ?

Daniel Gardner : C’est une matière qui touche les gens dans ce qu’ils ont de plus précieux et qui place la personne avant toute chose, et c’est ce qui me plaît. Par le passé, le préjudice corporel était mal indemnisé au Québec. Alors, travailler dans cette discipline était aussi pour moi un moyen de contribuer à améliorer le sort des gens.

Vous donnez maintenant des conférences sur le thème du préjudice corporel. A qui s’adressent-elles ?

Je constate habituellement qu’un tiers des participants sont des praticiens spécialistes de la question et deux tiers sont des généralistes issus des régions.

Que viennent-ils chercher ?

La question de l’évaluation du préjudice corporel est complexe. Imaginez qu’il est difficile de mettre un montant sur quelqu’un qui a perdu ses deux jambes. Ensuite, en justice, les délais d’indemnisation sont très longs, car cela prend du temps de constater l’état consolidé d’un dommage.

Les participants avocats viennent donc chercher des moyens de régler rapidement ce type de litiges. Je crois qu’ils repartent avec des règles claires pour évaluer ces préjudices et un aperçu des dernières jurisprudences, c’est en tout cas ce qu’on essaye, avec les trois autres conférenciers, de leur apporter.

Pour en savoir plus

La prochaine conférence co-animée par Daniel Gardner aura lieu le 26 octobre à Québec.