Me Sébastien Vilder
Me Sébastien Vilder
Il y a un nouveau patron dans la place : Me Sébastien Vilder agit à titre d’associé administrateur au bureau de Blakes à Montréal, depuis le 1er janvier dernier.

Il succède à Robert Torralbo, qui a occupé ce poste pendant 10 ans. Celui-ci poursuivra sa pratique à titre d’avocat plaidant au cabinet.

Me Vilder a siégé au comité de direction du cabinet pendant six ans. Sa pratique est axée sur le droit bancaire, le financement, les énergies renouvelables et l’infrastructure.

Droit-inc vous offre un tête-à-tête avec lui. Entretien.

Après 14 ans à titre d’associé chez Blakes, vous succédez à Me Robert Torralbo qui a occupé ce poste pendant 10 ans. Est-ce que vous vous attendiez à cette nomination ?

J’étais impliqué dans l'administration du cabinet depuis plusieurs années. Je n'ai pas été trop surpris. C’est une décision du bureau. Il y a tout un processus interne qui a été fait et mon nom est sorti.

C'est un bon défi à relever. Mon prédécesseur Robert a fait un travail exceptionnel durant ces 10 dernières années. Maintenant, j’aimerais continuer dans cette même lignée d'expansion du cabinet.

Alors que vous venez d'entrer en poste, plusieurs enjeux perdurent comme la pandémie, le télétravail et la pénurie de main-d'œuvre. Comment allez-vous surmonter ces défis ?

Heureusement et malheureusement, la pandémie est en place depuis plus d'un an. On est déjà très bien organisé au cabinet avec l’application du télétravail. On a réussi à rester efficace même à distance.

C'est sûr qu'un des prochains défis sera le retour au travail. On pensait que ça allait se faire en janvier, mais avec le nouveau variant en omicron, ça va être retardé. C’est un problème qu'on va devoir gérer.

Quelles sont les autres priorités/objectifs à réaliser durant les prochains mois ?

La croissance du cabinet est encore d'actualité à Montréal. Ça fait 20 ans qu'on est maintenant qu'on est au Québec et on a une croissance très forte. On souhaite continuer à croître, mais peut-être d’un côté plus stratégique. Notre slogan est « Blakes s’impose » en français ou « Blakes Means Business » en anglais. On veut se donner les outils pour continuer dans cette lancée.

Parmi les autres enjeux, il y a le problème de la rétention qui affecte la plupart des bureaux nationaux en ce moment. Il y a également la question de la diversité, qui est un point important pour nous.

On travaille également sur les problèmes liés à la santé mentale. On est le premier cabinet canadien a signé la Mind Business Charter pour s'assurer du bien-être de nos employés.

Qu'est-ce qui a le plus changé chez Blakes depuis 2008 ?

Notre présence sur le marché montréalais n'a fait qu'augmenter ainsi que notre bassin de clients. C’était vraiment une croissance qui dure depuis les 14 dernières années.

On était une soixantaine d'avocats, on est presque plus de quatre-vingt-dix maintenant, soit une centaine de professionnels juridiques. Notre empreinte sur le marché québécois est de plus en plus forte.

Quelle est votre vision de l’avenir du cabinet à Montréal ? Avez-vous un cabinet « idéal » en tête ?

On est dans une très bonne position et on va continuer dans cette voie. On est très fort en fusions et acquisitions. On va continuer à devenir un leader dans ce domaine et dans les autres domaines.

Je mise sur la croissance du cabinet et le maintien du niveau d'activité avec nos transactions complexes dans lesquelles on était impliqué. Je souhaite rester sur la même voie du succès qui nous suit depuis plus de 14 ans, depuis que j’ai rejoint le bureau.

Chaque personne, chaque associé administrateur a une vision différente. Je souhaite continuer à développer ce succès avec une vision un peu plus jeune et dynamique. C’est d’essayer de maintenir notre empreinte, l'augmenter sur le marché montréalais et au Québec.

Comment décririez-vous votre style de leadership ?

Je suis une personne qui écoute et est empathique. J’essaye de toujours prendre la meilleure décision pour le cabinet. Au cours des dernières années, j'ai acquis le respect de mes différents associés grâce à cette méthode de travail.

Que faut-il avoir pour être un bon associé administrateur ?

Il faut bien connaître le bureau avec un grand « B », c’est-à-dire qu’il faut connaître tout l'organigramme du niveau national au niveau local à Montréal. Il faut connaître aussi l’ensemble des personnes qui travaillent au bureau de Montréal, soit les associés, les sociétaires et le support administratif. La clé est de bien connaître tous les joueurs, car ils sont tous très importants.

Le succès de Blakes ne repose pas sur une personne en particulier, mais sur toute l'équipe. Je parle non seulement des associés, mais aussi de tous les sociétaires incluant parajuristes et direction administrative. C’est ce qui explique les raisons de notre succès.