Le consultant pour l’industrie juridique Jordan Furlong. Source: Blog de Jordan Furlong
Le consultant pour l’industrie juridique Jordan Furlong. Source: Blog de Jordan Furlong
En janvier dernier, la Cour suprême de l’Oregon s’est dite favorable à ce que les avocats de cet État puissent accéder à la profession sans avoir à compléter l’examen du barreau.

Ainsi, les magistrats ont donné leur aval au barreau de l'État pour qu’il continue d’évaluer la possibilité pour les étudiants de passer outre le traditionnel examen de certification, rapportait l’agence Reuters récemment.

La proposition à l’étude permettrait aux diplômés en droit d'obtenir leur droit de pratique après avoir travaillé sous la supervision d'un avocat expérimenté pendant 1 000 à 1 500 heures. Alternativement, les étudiants pourraient passer les deux dernières années d'études de droit à suivre une série de cours axés sur la pratique.

Les propositions, émises par le Oregon State Board of Bar Examiners, susciteraient l’intérêt de plusieurs autres barreaux d’États, dont New York et le New Hampshire, où la réflexion sur la pertinence des examens d’accès à la profession est avancée. Les critiques estiment que l’examen est caduc, et surtout qu’il ne prépare pas du tout au vrai travail d’un avocat, n’étant qu’un exercice de mémorisation.

Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais que le judiciaire se dise d’accord avec l’expérience permet à l’Oregon de plancher sur un projet final, qui sera soumis à l’approbation de la cour.

Le consultant pour l’industrie juridique Jordan Furlong, d’Ottawa, a participé aux consultations de l’Oregon l’automne dernier. Et il approuve sans équivoque le projet. Selon lui, « l'examen du barreau est une épreuve exténuante avec une histoire raciste et d'exclusion, qui n'a jamais été validée, et qui n'évalue pas réellement la capacité d'un candidat à pratiquer le droit ».

Les nouveaux cheminements proposés « diversifient et améliorent le cheminement vers l'obtention d'un permis d'exercice, renforcent les compétences du candidat et sa confiance en lui ».

Alors que la gestion de l’examen du barreau pendant la pandémie, au Québec, a suscité de nombreuses critiques d’étudiants, on ne doute pas que plusieurs suivront le projet de l’Oregon avec attention.