Fasken tourne une page de son histoire dans la Capitale-Nationale. À compter du 24 mai, la firme déménagera son bureau de Québec dans des espaces tout neufs dans le Vieux-Québec, au 365 Abraham-Martin.

L’édifice Fasken arrive à point nommé. « On avait des ambitions de croissance. On a eu un bon nombre d’opportunités pendant la pandémie et on s’est retrouvé avec un manque d’espace. On avait plus d’avocats que de bureaux », explique l’associé directeur du bureau de Québec, Carl Tremblay.

Ce déménagement était dans les plans du cabinet depuis longtemps. « C’est un projet qui date de quelques années. Notre bail venait à échéance et nos locaux dataient. On avait besoin de se relocaliser ou de rénover complètement nos espaces de plus de 35 ans », raconte Me Tremblay.

Un « lieu rassembleur »

Fasken a confié la conception de l’édifice du même nom à la firme d’architecture LEMAYMICHAUD, établie à quelques pas de leur nouvelle adresse.

Le mandat des architectes était clair. « On souhaitait d’abord un lieu rassembleur. Un lieu qui donne le sentiment de travailler en équipe », dit Carl Tremblay, qui ajoute que cette volonté s’est renforcée depuis la pandémie.

L’espace devait également être agréable pour tous les membres de l’organisation et pour les clients. Les lieux devaient permettre de conduire des activités de consolidation d’équipe et de développement des affaires. Ils devaient surtout devenir la nouvelle signature du cabinet à Québec.

Des bureaux bien de leur temps

Pour refléter la nouvelle réalité du travail, Fasken voulait des espaces flexibles, propices aux échanges. « C’était important pour nous que les lieux aient plusieurs usages », souligne Me Tremblay.

La bibliothèque, qui est moins utilisée qu’avant, sera à la fois un lieu de consultation et le point de rencontre pour prendre un café (ou un verre de vin) entre collègues. Le bistro des employés servira quant à lui aussi aux activités avec les clients.

Fasken a également constitué une salle d’audience dans ses nouveaux bureaux, sous les conseils de leurs avocats de litige et ceux d’un ancien juge de la Cour supérieure. « Les avocats pourront interroger des clients en virtuel et tenir des audiences. Ça nous permettra d’être plus efficaces et de sauver des coûts de déplacement pour nos clients. »

La lumière est également au cœur de l’aménagement. Carl Tremblay parle d’ailleurs de « démocratisation de la lumière », une jolie façon de dire que tous les endroits seront lumineux et offriront une vue sur l’extérieur.

Garder le cap

Alors que la COVID-19 a poussé de nombreuses entreprises à déserter les tours à bureaux, Fasken n’a pas revu ses plans. « On s’est questionné pour savoir si on devait suivre la tendance et réduire nos espaces. Finalement, on a décidé de rester avec notre plan initial, compte tenu de la croissance qu’on a eu. On a même pris de l’espace additionnel. »

Le cabinet n’a en effet pas chômé dans les dernières années. Durant la pandémie, une vingtaine d’avocats ont rejoint ses rangs. Fasken en compte désormais 65 à Québec.

L’associé directeur et son équipe se donnent néanmoins le droit de changer d’idée en cours de route s’ils s’aperçoivent que les employés ne travaillent pas de manière significative sur place.

Un retour attendu

En attendant le grand déménagement, le personnel de Fasken continue de travailler en mode hybride et même essentiellement en télétravail. « On n’a pas poussé beaucoup pour le retour au bureau parce que les locaux actuels ne sont pas très stimulants », avoue Carl Tremblay.

Les employés ont par contre hâte d’occuper le nouvel espace et de retrouver leurs collègues en chair et en os. « Je le sens depuis quelques semaines. Les gens sont très emballés », remarque Me Tremblay, qui croit que l’environnement de travail sera très stimulant.