Maureen Onyelobi. Source: Twitter
Maureen Onyelobi. Source: Twitter
Maureen Onyelobi pourrait bien devenir avocate, alors qu’elle est incarcérée pour le restant de ses jours.

La jeune femme a été reconnue coupable de complicité dans une fusillade qui a coûté la vie à un homme. Le tribunal l’a condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle, pour avoir aidé et encouragé ce meurtre en 2014, rapporte Reuters.

Cette condamnation, qui lui vaudra de passer jusqu’à 40 années en détention, n’empêche pas la jeune femme d’étudier en droit, grâce au programme Prison-to-Law Pipeline de la Mitchell Hamline School of Law, dans le Minnesota.

Cette initiative vise à permettre à des détenus d’être diplômés en droit. L’objectif du programme est que les personnes incarcérées fassent partie du système juridique.

Chaque année, deux détenus bénéficieront de ce programme durant les cinq prochaines années. Maureen Onyelobi est ainsi devenue la première détenue américaine à être autorisée à suivre les cours d’une école de droit.

Pour cela, l’Association du barreau américain a autorisé la Mitchell Hamline School of Law à offrir tous ses cours à distance pour les étudiants incarcérés. Et l’école a organisé une levée de fonds pour prendre en charge les frais de scolarité de l’étudiante.

Maureen Onyelobi, décrite comme une étudiante talentueuse et disciplinée, compte mettre à profit son diplôme en droit pour travailler sur des questions liées à l’incarcération, et pour aider les prisonniers après leur condamnation.

Certes, son diplôme pourrait ne pas suffire à lui permettre d’être admise au barreau. L’examen de moralité pourrait constituer un obstacle de taille. Mais rien n’est perdu: il est déjà arrivé que des criminels soient admis au barreau après leur condamnation.