Source: Shutterstock
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La santé mentale continue de se dégrader dans les facultés de droit américaines.

Sept étudiants sur dix (69 %) disent avoir besoin d’aide pour des problèmes de santé émotionnelle ou mentale au cours de l’année écoulée, rapporte Reuters, qui cite une étude qui sera oubliée par la University of Louisville Law Review.

Cette proportion est en très forte hausse comparativement aux 42 % relevés en 2014, pointe l’étude menée auprès de 5 400 étudiants de 39 facultés de droit.

C’est peut-être parce que ces problèmes sont mieux diagnostiqués que les étudiants peuvent exprimer leur besoin d’être aidés. Le tiers des étudiants a déjà reçu un diagnostic de dépression, alors qu’ils étaient 18 % en 2014. Aussi, quatre étudiants sur dix (40 %) ont déjà eu un diagnostic d’anxiété, contre 21 % en 2014.

Un des résultats les plus inquiétants de l’étude est le quasi doublement de la portion d‘étudiants qui ont signalé des pensées suicidaires au cours de la dernière année. Un étudiant sur neuf (11 %) a eu de telles pensées, alors qu’ils étaient nettement moins nombreux (6 %) en 2014.

Seule bonne nouvelle dans les résultats de ce sondage: la consommation abusive d’alcool est en baisse. Moins de la moitié (44 %) des étudiants en droit disent avoir bu suffisamment pour se saouler au cours de 30 derniers jours. Ils étaient majoritaires (53 %) en 2014. Là aussi, la pandémie a pu avoir joué un rôle: les possibilités de consommer de l’alcool lors de soirées a diminué avec les mesures sanitaires.