Jennifer Newstead, Kent Walker, Katherine Adams, Bradford L. Smith et David A. Zapolsky. Sources: Facebook, LinkedIn, Twitter, et sites web d’Apple et d’Amazon
Jennifer Newstead, Kent Walker, Katherine Adams, Bradford L. Smith et David A. Zapolsky. Sources: Facebook, LinkedIn, Twitter, et sites web d’Apple et d’Amazon
Les chefs des services juridiques des grandes sociétés technologiques américaines explosent, atteignant plus de 200 fois le salaire médian des avocats en cabinet…

Ainsi, selon les données compilées par Bloomberg Law, les avocats des grands groupes technos ont pu se gâter cette année, car leur rémunération a encore fracassé des records même si parfois leur employeur était malmené par la pandémie et l’incertitude économique.

La première au classement est Jennifer Newstead, chef du contentieux de Meta, société mère de Facebook. Elle a empoché 31,3 millions de dollars US depuis son arrivée en 2019.

Le salaire de base n’est que de 353 077 $ US, mais à cela s’ajoutent de généreux bonus et surtout des options sur les actions de Facebook évaluées à 31,3 M$ US, l'équivalent de 242 fois le salaire médian d’un avocat américain.

Elle était avocate générale du département de la défense sous Obama et Méta lui a versé un bonus de signature de 4 millions de dollars US pour qu’elle intègre les rangs du réseau social.

La graduée de l'université Yale a débuté sa carrière au prestigieux cabinet Davis, Polk & Wardwell.

Du côté d’Alphabet, la société mère de Google, le chef des affaires juridiques J. Kent Walker Jr a eu droit à une rémunération de 24 millions de dollars US, composée de son salaire de base (1 M$ US), de son bonus annuel (2 M$ US) et d’options sur actions (19 M$ US).

En 2020, Me Walker avait battu un record dans le monde juridique corporatif en encaissant pour 50,2 M$ d’options sur actions accumulées entre 2016 et 2020. J. Ken Walker Jr était auparavant l’avocat principal d’eBay.

Chez Apple, la responsable des affaires juridiques Katherine Adams s’est enrichie de 26,9 M$ US au cours de la dernière année financière. À son salaire de base de 1 M$ US s’est ajouté un bonus de 4 M$ US et une tranche d’options sur actions d’Apple évaluée à 21,9 M$ US. Les deux années précédentes, sa rémunération était respectivement de 26,7 M$ et de 25,2 M$.

Il faut dire que l’ancienne procureure fédérale jongle depuis plusieurs années avec des poursuites anti-monopolistiques aux quatre coins de la planète en plus de devoir superviser la défense d’Apple dans des causes relevant de la propriété intellectuelle et de pratiques commerciales déloyales.

Microsoft a aussi délié les cordons de sa bourse pour son chef des affaires juridiques. À la conclusion de sa dernière année financière, l’avocat Bradford L. Smith a empoché un salaire de 943,333 dollars US, un bonus de 4,3 M$ et un bloc d’actions évalué à 15 M$ qu’il pouvait transiger immédiatement. Me Smith a été le premier avocat du cabinet Covington & Burling à utiliser un ordinateur personnel.

Considéré comme une sommité dans le droit à la vie privée, Me Smith pilote également toutes les initiatives philanthropiques de Microsoft.

Le chef du contentieux d’Amazon, David Zapolsky, est en queue du peloton. Composant avec la pandémie, l’embauche de milliers d’employés et d’enjeux de santé et de sécurité au travail, l’avocat est rentré à la maison avec une enveloppe de rémunération de 17,2 millions de dollars US.

Son modeste salaire de base de 160,000 $ US est largement conforté par un octroi d’options sur actions valant 17,1 M$ US. Me Zapolsky a commencé sa carrière comme procureur spécialisé en causes de violence conjugale avant de faire le saut chez Amazon.