L’avocat Charles O’Brien. Source: Facebook
L’avocat Charles O’Brien. Source: Facebook
Dwight Faithful, un résident de Dorval, veut représenter tous les Québécois qui habitent à moins de six kilomètres de l'aéroport de Montréal et sous la trajectoire des avions qui y transitent.

Cette demande d’action collective, portée par l’avocat Charles O’Brien de Lorax Litigation, vise l’Aéroports de Montréal (ADM), Air Canada et NAV Canada. Ce groupe causerait des préjudices à ceux qui ont de la difficulté à dormir à cause du bruit provenant des vols d’avions.

Dwight Faithful mentionne que ses enfants sont particulièrement touchés par cette « pollution auditive », car elle nuirait à leur sommeil réparateur. Il demande la suspension des vols entre 23h et 7h.

Dans ce dossier, il estime que les avions peuvent émettre des sons compris entre 120 et 150 décibels au décollage et à l'atterrissage. Ce bruit, lorsqu’il atteint les maisons situées près de l’aéroport, pourrait dépasser 80 décibels.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de réduire le bruit des avions à moins de 45 décibels le jour et à moins de 40 décibels la nuit. Les membres de cette action collective se disent donc très dérangés par ce bruit comparable au volume d’un réveil-matin.

Mes Robert Torralbo et Simon Seida. Source: Site web de Blakes
Mes Robert Torralbo et Simon Seida. Source: Site web de Blakes
À noter que le bruit généré par un avion est généralement lié à son poids. C’est pourquoi les membres du groupe se plaignent uniquement des gros avions.

Le plaignant estime que les défendeurs contrôlent les heures de départ et d’arrivée des vols, peinant à comprendre pourquoi des vols sont programmés durant la nuit.

Le représentant de cette demande d’action collective demande aux défendeurs d’empêcher le trafic aérien lourd entre 23h et 7h et d’ordonner l’ADM à renoncer aux vols nocturnes, sauf en cas d’exception.

Il demande aussi aux parties défenderesses de verser à chaque membre collectivement environ 300 dollars par mois pour les inconvénients de la pollution sonore. Il demande aussi de verser 500 dollars à chaque membre pour dommages moraux en plus de 500 dollars à titre de dommages et intérêts punitifs.

Il souhaite également condamner les parties défenderesses à payer collectivement 1000 dollars à chaque enfant membre pour dommages moraux, y compris pour le stress et les inconvénients.

Me Patrick Plante. Source: Site web de BLG
Me Patrick Plante. Source: Site web de BLG
Jointes par Droit Inc, aucune des parties défenderesses n’a souhaité commenter ce dossier de vive voix. Toutefois, nous savons qu’Air Canada est représentée par Me Robert Torralbo et Me Simon Seida du cabinet Blakes dans ce dossier.

De son côté, Aéroports de Montréal a mentionné par courriel qu’ils veulent « continuer de traiter de façon prioritaire et rigoureuse la gestion du climat sonore en collaboration avec ses partenaires, pour ainsi favoriser un équilibre entre les opérations aériennes et la cohabitation avec la communauté ». Ils sont représentés par Me Patrick Plante du cabinet BLG.

NAV Canada n’a pas voulu dévoiler le nom des avocats impliqués dans cette affaire.