L'ancien premier ministre Jean Charest. Source: Radio-Canada / Geneviève Garon
L'ancien premier ministre Jean Charest. Source: Radio-Canada / Geneviève Garon
L'ex-premier ministre poursuit le gouvernement après que des détails de l'enquête Mâchurer ont été transmis aux médias de Québecor en 2017.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) se penchait sur le financement du Parti libéral du Québec. L'enquête est close, Jean Charest n'a jamais été accusé, mais les fuites mentionnaient qu'il était une « personne d’intérêt » dans l'affaire.

À ce jour, une enquête est toujours en cours pour déterminer l'auteur des fuites. « On est dans le domaine des hypothèses », a plaidé Me Michel Déom, l'avocat du procureur général du Québec (PGQ). Chose sûre, le gouvernement ne peut pas être tenu responsable, selon lui.

Il estime que les informations « étaient déjà dans le domaine public » et que « ce sont des documents somme toute anodins » qui ont été médiatisés.

Si Jean Charest a subi des dommages, « ça découle de la publication », donc, de Québecor, affirme le PGQ.

L'ancien politicien soutient que des informations privées ont été transmises aux médias, que sa réputation a été ternie et que le gouvernement a voulu l'ostraciser de façon « oppressive et méprisante ».

Il réclame plus de 2 millions de dollars en dommages.

L'ex-candidat récemment défait dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada est reparti du procès sans faire de commentaires.

Le juge Gregory Moore, de la Cour supérieure, a mis l'affaire en délibéré.