Avocate généraliste ayant pratiqué dans les Laurentides pendant une vingtaine d'années, Denise Beaudoin s'est lancée en politique et a été élue députée dans la nouvelle circonscription de Mirabel pour la première fois en 2003. La députée sortante du parti québécois rempile pour un nouveau mandat et ne voit pas d'autre option que celle de la victoire le 4 septembre prochain.

Droit-inc : Pourquoi vous présentez-vous aux élections de septembre ?

Denise Beaudoin est une militante péquiste de la première heure
Denise Beaudoin est une militante péquiste de la première heure
Je fais de la politique pour changer les choses. Je suis une députée de terrain ; je connais les gens, je les rencontre et je travaille avec eux. J’ai tissé des liens avec les gens et je veux continuer à les représenter. Je souhaite également continuer à changer les choses car il y a beaucoup d’enjeux.

Quel a été votre parcours politique jusque-là ?

J'ai été députée de la nouvelle circonscription de Mirabel de 2003 à 2007. C'était réellement passionnant car je connaissais les gens avec qui je travaillais puisque j'avais été avocate des expropriés de Mirabel. En 2007, il y a eu de nouvelles élections et c'est l’ADQ qui les a remportées. De nouvelles élections ont eu lieu en 2008. Les gens m’ont alors demandé de revenir car ils s’ennuyaient de moi. J’ai gagné cette élection avec une forte majorité.

Pourquoi avez-vous choisi de porter les couleurs du parti québécois?

Parce que je veux un pays ! Je suis d'ailleurs une militante de la première heure. Je militais déjà du temps de René Lévesque lorsque j'étais adolescente. De plus, nous avons le meilleur programme politique, selon moi. Lors du dernier Congrès national nous avons travaillé très fort sur tous les fronts : santé, environnement, agriculture… Nous agissons également pour abolir la corruption qui sévit au sein du gouvernement en place. Pour preuve, nous avons été à l’initiative de la Commission Charbonneau. Nous réclamons également des élections datées donc honnêtes, et un financement public. Sur le plan local, nous ne voulons pas de fusion avec les services du palais de justice de Laval. Nous voulons notre cause à St-Jérôme. Car c'est important que chacun puisse avoir accès à la justice localement.

Quel est votre regard sur le pouvoir en place ?

Le gouvernement de Stephen Harper ne correspond absolument pas aux valeurs des Québécoises et des Québécois. D'autre part, en tant qu'avocate ayant pratiqué 20 ans en droit civil et criminel, je suis épouvantée par la corruption et le cynisme actuel. Il faut faire le ménage.

Quels sont, selon vous, les grands enjeux de cette campagne ?

Sur plan local, le domaine de l’aéronautique est très implanté. Je prône le développement de ce fleuron chez nous. Je m'implique pour que les jeunes suivent des formations dans ce domaine. Nous voulons continuer à être un fleuron de l'industrie québécoise.

Me Beaudoin lors du dépôt de son bulletin de candidature jeudi dernier, auprès de Catherine Houle, directrice de scrutin
Me Beaudoin lors du dépôt de son bulletin de candidature jeudi dernier, auprès de Catherine Houle, directrice de scrutin
L’écologie est un autre enjeu important ; mais il faut qu'elle soit en accord avec l’agriculture et notamment l’agroalimentaire qui prend de plus en plus de place ici. Les enjeux environnementaux sont importants à l'instar de la décontamination de l’ancienne mine à Oka située près d’une école et de l’abbaye à laquelle on veut trouver un destin. Sur le plan provincial, je voudrais étendre les services médicaux dans la circonscription de Mirabel, afin de désengorger les services hospitaliers de Saint-Eustache et de Saint-Jérôme. D'autre part, il n'y a pas assez de CPE (Centres de la Petite Enfance) icis. Je veux changer cela et continuer à me battre également pour la santé des gens.

Avez-vous encore un lien avec le droit ?

Je suis toujours inscrite au Barreau mais j'ai arrêté la pratique en 2003. Je continue à être avocate en étant députée, d'une certaine façon, puisqu’il faut appréhender le processus législatif. Cela me plait vraiment d'y prendre part et le fait d’avoir cette formation juridique m'aide beaucoup.

Pensez-vous remporter cette élection?

On travaille fort jusqu’à la dernière minute. Je mise sur mon expérience, c'est sûr. Les gens me connaissent et savent que j'ai fait avancer les dossiers dans la région. Je veux être au pouvoir afin de faire avancer encore plus de choses.

Si vous perdez, retournerez-vous à la pratique ?

Je suis ici pour gagner donc je ne peux pas répondre à cette question.

Si vous et votre parti l'emportez, vous attendez-vous à faire partie du Conseil des ministres?

C’est la chef qui va décider (rires). J’espère en revanche que nous aurons le plus de parité possible, une parité basée sur des compétences et non sur un principe.

Pourquoi les électeurs de votre circonscription devraient voter pour vous?

Tout d'abord, pour mon expérience : je connais les dossiers donc en me choisissant, ils choisissent de sonner une continuité. Et il est important de continuer ce que l'on fait. Enfin, le plus beau compliment que l’on me fait, est que je viens voir les gens régulièrement et non, juste pendant la période électorale.


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