Lu Chan Khuong à nouveau candidate à la tête du Barreau du Québec
Radio -Canada
2017-02-06 14:15:00

Lu Chan Khuong avait abandonné son poste à la suite d'allégations de vol à l'étalage au magasin Simons. L'histoire avait été ébruitée, même si Me Khuong avait bénéficié du programme de non-judiciarisation, qui aurait dû demeurer confidentiel.
L'avocate avait alors été suspendue par le Barreau du Québec, et des membres du conseil d'administration lui reprochaient de nuire à l'image de l'institution.
Bien que ce court passage à la tête de l'organisation se soit déroulé dans la controverse, elle considère qu'il s'agit du passé.
« Je suis une personne qui aime relever des défis, dit Me Khuong. Je pense que lorsqu'on commet une erreur, même si c'est une erreur d'inattention, il faut apprendre à se relever.»
Me Khuong estime qu'elle peut compter sur plusieurs appuis et souligne que le conseil d'administration du Barreau s'est renouvelé.
Ses objectifs
L'avocate de Québec a notamment l'intention de s'attaquer à la question des délais, qui ont plongé le système judiciaire « en crise » à la suite d'une décision de la Cour suprême.
Lu Chan Khuong veut aussi ramener des éléments de son ancien programme, comme la réduction du salaire du bâtonnier, qu'elle n'a jamais eu le temps de mettre en place.
L'avocate reproche aussi à la bâtonnière actuelle, Me Claudia P. Prémont, son absence du débat public. « Le Barreau est absent depuis un an et demi. Dans l'espace public, dans l'espace médiatique, la bâtonnière n'est pas là », déplore M. Khuong.
Mme Khuong croit que Me Prémont aurait dû se porter à la défense des juristes de l'État en grève qui sont « sous-estimés » par le gouvernement. « Je pense qu'on doit leur donner ce qu'ils demandent. Ils ne demandent pas la lune, seulement la parité avec la Couronne. »
En 2015, Lu Chan Khuong avait été élue bâtonnière avec 64 % du vote. Les mises en candidature pour la prochaine élection commencent le 28 février. Le vote aura lieu au début du mois de mai et le résultat sera connu au plus tard le 22 mai.
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Anonyme
il y a 9 ans« Le Barreau est absent depuis un an et demi. Dans l'espace public, dans l'espace médiatique, la bâtonnière n'est pas là », déplore M. Khuong.
Considérant pourquoi le Barreau était dans l'espace médiatique sous son court règne, c'est une TRÈS bonne chose que l'on n'en entende pas parler.
Par ailleurs, ça démontre très bien ce que PR Khuong cherche en bout de ligne: se faire voir. C'est une vedette, vous ne le saviez pas?
Anonyme
il y a 9 ans"Mme Khuong croit que Me Prémont aurait dû se porter à la défense des juristes de l'État en grève qui sont « sous-estimés » par le gouvernement."
D'accord ou pas avec les juristes de l'état, ils sont représentés par un syndicat auquel ils paient des honoraires. En plus du fait qu'ils peuvent contribuer à se débarasser de leur 'employeur" à travers le processus démocratique.
Même en faisant abstraction de son lourd passif, pourquoi je voterais pour quelqu'un qui cherche ni plus ni moins à s'ingérer en prenant parti dans un conflit de travail, dans des relations syndicales?
Anonyme
il y a 9 ansJe ne savais pas que les syndiqués payaient des "honoraires" au syndicat.
Merci de nous apprendre de nouvelles choses.
Anonyme
il y a 9 ansD'accord, vous avez raison: cotisations.
Maintenant que c'est corrigé, vous avez quoi à dire?
Anonyme
il y a 9 ansOP made a mistake. We all understand what is meant. And it's a valid point. Too bad you had nothing to refute it.
L.
il y a 9 ansTout est opportunisme à son paroxysme. Trou sans fond. Juriste de l'État = votes... jusqu'à 1100 votes. Tout est planifié, récité. On a été à même de la jauger à travers ses excès troublants pendant des mois. Crédibilité zéro.
H
il y a 9 ansAvez-vous vous les résultats du sondage de Droit-inc ?
Me C
il y a 9 ansVraiment, elle veut aller chercher les votes des juristes de l'État... alors qu'elle dise haut et fort ce qu'elle ferait pour régler ce conflit. Absurde...
Anonyme
il y a 9 ansI keep reading that the government should do something to settle. In that regard the PR strategy of the government lawyers seems to be working well. But in reality, when parties negotiate, don't they both have the obligation 'to do something'? So far, I don't see much willingness to compromise on the lawyer's number one demand (equivalency to DPCP). More importantly, I agree, what could the bâtonnier do- concretely- to change this save for expressing an opinion which carries pretty much no weight with the government and even less with the public who sees this as the head of a professional order advocating on behalf of its own?
Anonyme
il y a 9 ansQue ce soit vrai ou pas, que ce soit fondé ou non, le "public", dont le bâtonnier doit protéger les intérêts, croit que c'est la "voleuse à l'étalage".
C'est peut être injuste, mais c'est un point de vue répandu. Parlez-en à Sklavounos dont la carrière fût détruite par des accusations publiques non-fondées.
Ce seul fait devrait disqualifier la personne et quelqu'un de raisonnable le comprendrait.