Les deux membres du PLQ seraient Tony Tomassi et Line Beauchamp

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Agence Qmi

2012-11-28 07:00:00

Les deux anciens ministres seraient les deux mystérieux individus du PLQ qui auraient été impliqués dans des rencontres suspectes avec des entrepreneurs en construction, au club privé 357C, à Montréal.

Des sources proches du dossier ont révélé à « La Presse » que Line Beauchamp, qui a été ministre de la Culture, de l’Environnement et ensuite de l’Éducation, était alors accompagnée de Pierre Bibeau, son ex-conjoint, également un organisateur libéral bien connu. Il était alors aussi premier vice-président aux affaires publiques et communications corporatives de Loto-Québec.

Line Beauchamp se serait rendue au club privé 357c accompagnée de son ex-conjoint
Line Beauchamp se serait rendue au club privé 357c accompagnée de son ex-conjoint
Tony Tomassi, accusé de fraude et d’abus de confiance, aurait lui aussi été invité au fameux 357c. Rappelons qu’en mai 2010, Tony Tomassi avait été exclu du caucus par Jean Charest, qui avait demandé à la Sûreté du Québec d’enquêter sur ce député. Deux ans plus tard, en mai 2012, après avoir été absent plusieurs fois de l’Assemblée nationale, Tomassi avait démissionné après avoir siégé comme indépendant.

Une liste riche en informations

C’est l'enquêteur de la commission Erick Roy qui a abordé le sujet, hier, à titre de témoin, d'une inspection qui s'est tenue en octobre dans un club privé, le 357C, situé rue de la Commune, à Montréal.

M. Roy a expliqué le fonctionnement de ce club privé. Quand on y vient, «on doit se nommer et dire qui on vient rencontrer, avant d'être escorté» au bon endroit. Impossible d'y entrer sans être membre ou invité par un membre.

Les enquêteurs de la commission se sont intéressés à la banque de données de l'endroit, de laquelle 6000 noms ont été extraits.

Cette preuve touffue contiendrait les noms de membres du Parti libéral du Québec, que « La Presse » a identifié comme Mme Beauchamp et M. Tomassi. La liste devrait cependant être présentée devant la commission Charbonneau aujourd'hui.

Les données recueillies par les enquêteurs de la commission concernent surtout des personnes invitées au 357C par les entrepreneurs Paolo Catania, de Construction F. Catania, et Joe Borsellino, de Construction Garnier.

Ces deux individus ont été maintes fois associés à des activités de collusion et de corruption, par plusieurs témoins qui se sont présentés devant la commission Charbonneau au cours des dernières semaines.

L’avocat du Parti libéral rabroué

Hier après-midi, l'avocat du Parti libéral à la Commission, Michel Décary, a soulevé de vives inquiétudes devant l'éventualité que les noms des deux personnes associées au parti libéral soient dévoilés.

Tony Tomassi aurait été lui aussi invité au fameux club
Tony Tomassi aurait été lui aussi invité au fameux club
Il a d’ailleurs interrompu le témoignage de l'enquêteur Roy afin d'«émettre une ordonnance de non-publication et de non-diffusion jusqu'à ce qu'[il] ait pu communiquer avec (ses clients qui seront nommés)».

« Une atteinte grave à la réputation est possible. La population, on ne peut pas l'empêcher de tirer des conclusions », a-t-il plaidé.

« L'avocate du Parti libéral était présente », s'est insurgée la juge France Charbonneau, en entendant Me Décary se défendre qu'il était absent pendant la matinée. L'intervention du représentant du PLQ l'a visiblement irritée.

Le procureur de la Commission, Me Denis Gallant, de son côté, a fait valoir le droit du public à l'information pour qu'on puisse nommer les deux individus en lien avec le PLQ.

Des proches de l’administration Tremblay aussi sur la liste

Sur la première page de la liste, qui a brièvement été montrée à l'écran, on reconnaît entre autres le nom de l'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay, Frank Zampino, parmi les invités de ''Paolo Catania''.

On retrouve aussi Robert Marcil, l'ancien directeur de la réalisation des travaux publics à Montréal, ainsi que le fonctionnaire Luc Leclerc, qui a avoué avoir touché des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin au cours de sa carrière.

Il y a également Martial Filion, qui était directeur général de la SHDM à l'époque du scandale du Faubourg Contrecœur.
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