Carolynne Burkholder-James est stagiaire en droit au cabinet Heather Sadler Jenkins à Prince George en Colombie-Britannique.
Carolynne Burkholder-James est stagiaire en droit au cabinet Heather Sadler Jenkins à Prince George en Colombie-Britannique.
La préparation aux stages est un processus décourageant pour plusieurs étudiants en droit. Heureusement, bâtir sa garde-robe de stagiaire peut être simple. Voici huit conseils pour vous aider à vous habiller convenablement pour le travail.

Prenez-vous-y d’avance : Stacy Keehn, doyenne adjointe intérimaire des Services à la population étudiante de l’Université d’Ottawa, recommande aux étudiants en droit de ne pas attendre la fin de leurs études pour commencer à chercher des vêtements pour le travail.

« Allez d’abord magasiner, mais sans nécessairement acheter quoi que ce soit la première fois », conseille-t-elle. « Contentez-vous d’essayer des vêtements et de déterminer ce qui vous plaît et vous va bien. »

Une fois que vous savez ce que vous voulez, il ne reste plus qu’à attendre que le vêtement soit en solde. « Si vous attendez que les vêtements soient en solde pour commencer à les essayer, ça risque de vous causer beaucoup de frustration. Vous vous sentirez pressé par le temps et il se peut qu’ils n’aient pas votre taille », explique-t-elle.

Tenez-vous-en à l’essentiel : Mme Keehn recommande aux stagiaires d’investir d’abord dans quelques morceaux de base, dont un ou deux complets. « Vous devez vous en tenir d’abord à l’essentiel. Ensuite, vous pourrez élargir votre garde-robe pendant que vous travaillez. »

Sasha Toten, stagiaire chez Bennett Jones, à Toronto, est du même avis. « Vous voulez une base de bonne qualité que vous pourrez porter pendant plusieurs années », confirme-t-elle.

Les femmes ont le choix entre le tailleur et le complet, dit Stacy Keehn, mais il doit s’agir d’une tenue traditionnelle, et non d’une tenue branchée. La plupart des hommes portent des chemises boutonnées classiques, alors que les femmes ont le choix entre le chemisier, le tricot et les hauts. Elle recommande également aux hommes comme aux femmes de « s’en tenir à des couleurs classiques ou neutres ».

Stacy Keehn, doyenne adjointe intérimaire des Services à la population étudiante de l’Université d’Ottawa
Stacy Keehn, doyenne adjointe intérimaire des Services à la population étudiante de l’Université d’Ottawa
N’oubliez pas les accessoires : Les stagiaires se concentrent souvent sur les vêtements et oublient les accessoires, constate Stacy Keehn. « Il ne faut pas oublier les chaussures ni le sac », rappelle-t-elle. « Votre sac à dos peut vous avoir bien servi à l’université, mais pour le travail, vous devez avoir l’air professionnel. »

Pour les femmes, elle recommande des souliers qui couvrent les orteils. « Ne portez jamais de sandales au bureau, surtout si vous débutez », prévient-elle.

Pour Sasha Toten, les accessoires permettent de personnaliser sa tenue, surtout dans les milieux de travail qui disposent d’un code vestimentaire strict. « Les bijoux sont une bonne façon de rendre plus intéressante une tenue ordinaire », confie-t-elle.

Assurez-vous d’avoir la bonne taille : « Peu importe ce que vous portez, assurez-vous d’avoir la bonne taille », insiste Mme Keehn. Cela signifie que les épaulettes doivent reposer directement sur vos épaules, que vos manches doivent être ajustées à la longueur exacte et que votre complet doit être ni trop serré ni trop ample. « Vous aurez plus fière allure dans un complet bon marché, mais bien ajusté, que dans un complet dispendieux mal ajusté. »

Vérifiez le code vestimentaire : Que vous travailliez sur Bay Street, au gouvernement ou dans le cabinet d’une petite ville, le complet est toujours le choix le plus sûr en début de stage, à moins que votre employeur vous dise le contraire, conseille Stacy Keehn.

Pour le reste, elle recommande de consulter le code vestimentaire, si l’employeur en a un. S’il n’en a pas, regardez ce que les autres portent. « Mieux vaut pécher par excès de conservatisme en attendant d’avoir une bonne idée de ce que les autres portent au bureau », conseille Sasha Toten.

« Mais peu importe votre lieu de travail et le code vestimentaire de votre employeur, souvenez-vous de toujours rester professionnel », prévient Stacy Keehn. « Le casual Friday (tenue décontractée du vendredi) ne signifie pas que vous pouvez arriver au bureau en tenue de jogging. Ça demeure un lieu de travail. Vous pouvez vous habiller de façon décontractée, mais vous devez rester professionnel et vous assurer que vous répondez aux attentes de vos employeurs. »

Sasha Toten, stagiaire chez Bennett Jones, à Toronto
Sasha Toten, stagiaire chez Bennett Jones, à Toronto
N’oubliez pas les tenues décontractées : Si un ou une collègue vous invite à un évènement qui a lieu pendant le weekend, il vous faut une tenue appropriée, avise Stacy Keehn. « Si la seule tenue décontractée que vous possédiez convient davantage à une soirée en ville entre amis, il vous faut autre chose », précise-t-elle. « Parcourez votre garde-robe et vérifiez s’il y a des vêtements décontractés qui seraient appropriés pour une activité du week-end liée au travail. Sinon, commencez à chercher quelques essentiels. »

Pensez aux saisons : Selon Stacy Keehn, il est plus facile de magasiner ses vêtements de travail au printemps et à l’automne. « Si vous cherchez une robe pour le travail au milieu de l’été, vous risquez d’avoir du mal. Plusieurs magasins ne tiennent que des robes de plage pour le week-end ou des robes de mariage. Chez les hommes, vous ne trouverez souvent que des shorts alors que vous auriez besoin d’un pantalon et d’un blazer », explique-t-elle. « En hiver, les magasins se concentrent sur les fêtes. Vous trouverez surtout des vêtements qui scintillent et qui brillent. »

Souvenez-vous de sourire : « Votre sourire est votre meilleur accessoire », conclut Stacy Keehn. « La première impression est importante. »

Carolynne Burkholder-James est stagiaire en droit au cabinet Heather Sadler Jenkins à Prince George en Colombie-Britannique. Elle détient un baccalauréat en sciences politiques de l’Université de Northern Bristish Columbia (2005), une maîtrise en journalisme (2005) ainsi qu’un Juris Doctor de l’Université d’Ottawa obtenu en 2014. Elle a travaillé pendant cinq ans comme journaliste.