Pour le représenter dans sa médiation avec son ex-conjointe Julie Snyder, Pierre-Karl Péladeau a choisi Me Anne-France Goldwater
Pour le représenter dans sa médiation avec son ex-conjointe Julie Snyder, Pierre-Karl Péladeau a choisi Me Anne-France Goldwater
Rappelons-le, après un mariage en fanfare en août 2015, le couple PKP-Snyder s’est de nouveau séparé en janvier 2016.

Le 2 mai dernier, PKP a subitement démissionné de ses fonctions de chef du PQ et de l’opposition officielle, invoquant des raisons familiales.

C’est d’ailleurs un aspect du dossier qui interpelle Me Goldwater. « Si j’ai accepté ce mandat, c’est que ça venait me chercher ; on a ici un homme qui s’est senti obligé de complètement laisser tomber sa carrière politique pour s’occuper de ses enfants et préserver sa vie familiale », explique l'avocate dans un entretien avec Droit-inc.

Une situation qui fait vibrer sa « fibre féministe », car c’est toute la question de la conciliation travail-famille qui est ainsi ramenée sur la place publique.

« Quand on parle des femmes, des politiciennes, qui vivent le défi de la conciliation, personne ne nous écoute. Peut-être que le problème va être pris au sérieux maintenant que c’est pitou qui a le problème et pas minou », espère-t-elle.

La médiation

L’ex-couple "royal" du Québec Inc. est en plein processus de médiation. Un processus délicat, qui nécessite du doigté. « Dans l’intimité d’un cabinet, avec l’avocat, c’est très facile de faire une montée contre l’autre, on est déçu, on se sent trahi, et l’avocat doit être patient et compatissant envers son client. »

D’autant que le magnat de la presse et ex-chef du Parti québécois n’est pas reconnu pour sa délicatesse. « Les gens peuvent avoir une certaine image publique, comme les politiciens, les gens d’affaires, ils peuvent vouloir présenter une image de dur. Mais ça ne veut pas dire que c’est le cas dans la vie privée », rétorque la tête d’affiche de l’émission L’arbitre.

Une erreur fatale des clients, en médiation, est d’ailleurs de refuser d’écouter l’autre. « Il faut toujours être à l’écoute même si on n’aime pas ce qu’on entend. Le dialogue est essentiel. »

Le mandat

Le mandat de représenter les intérêts de Pierre-Karl Péladeau est réalisé en équipe avec Me Nicole Parent. « Dans les plus gros dossiers, souvent on forme une équipe. Ça permet d’être plus créatif dans les solutions proposées. »

Son opposante, Me Suzanne Pringle, représentait la partie adverse pendant la fameuse saga Éric et Lola. Est-ce l’occasion d’un combat revanche? « Mais non. On a beaucoup de dossiers entre nos deux cabinets, nous nous opposons dans des dizaines de dossiers depuis au moins une vingtaine d’années. »

L’arbitre

Enfin, lorsqu’on lui demande ce que son rapprochement avec PKP, propriétaire de TVA, pourrait signifier pour l’avenir de L’arbitre, elle dit espérer que le litige avec V se règle.

Les producteurs de V ont suspendu le tournage de la cinquième saison de L’arbitre.

« J’espère qu’ils vont avoir la logique de respecter le contrat (auquel il reste deux ans). Mais si ça ne se règle pas, il est certain que je vais cogner à d’autres portes… »