Eric Dunberry, de Norton Rose Fulbright Canada
Eric Dunberry, de Norton Rose Fulbright Canada
Parmi les 95 nouveaux Fellows du American College of Trial Lawyers, admis le 3 mars dernier, une importante cohorte d’avocats québécois, l’une des plus volumineuses depuis les débuts de l’association, il y a 68 ans.

Deviennent Fellows Mes Éric Dunberry, associé principal chez Norton Rose Fulbright Canada, spécialiste de la gestion de risques et des litiges; Éric Mongeau, associé dans le groupe Litige et règlement de différends de Stikeman Elliott, qui plaide régulièrement devant les tribunaux civils de compétence provinciale et fédérale, y compris la Cour suprême du Canada; Patrick Ouellet, associé chez Woods depuis 2006, qui exerce dans les domaines de l’arbitrage et du litige commercial, corporatif et civil; Mathieu Piché-Messier, chef du groupe de litige commercial de Borden Ladner Gervais à Montréal, et enfin Emmanuelle Poupart, associée au sein du groupe de litige de McCarthy Tétrault à Montréal et membre du conseil des associés du cabinet.

La cérémonie s’est déroulée au Arizona Biltmore, à Phoenix, devant quelque 850 personnes, des Fellows accompagnés de leurs conjoints et conjointes.

Fondé en 1950, l'American College of Trial Lawyers se targue de regrouper les meilleurs plaideurs aux États-Unis et au Canada. Le titre de Fellow est offert sur invitation aux avocats qui non seulement maîtrisent l’art de la plaidoirie, mais qui respectent de hauts standards de conduite éthique et de professionnalisme.

Un appel surprenant

Mathieu Piché-Messier, de Borden Ladner Gervais
Mathieu Piché-Messier, de Borden Ladner Gervais
Tous les avocats joints par Droit-inc se sont dits très surpris par l’appel téléphonique de Me Suzanne Pringle, présidente du chapitre québécois, leur annonçant la grande nouvelle. Malgré que le processus de sélection nécessite une enquête de quasi une année, auprès de juges, d’avocats, de confrères, ainsi que de Fellows, rien n’a filtré, un véritable miracle dans cette profession!

«J’ai dit: quoi? Je n’en ai pas entendu parlé! Vous avez réussi à garder le secret? Comment avez-vous fait? », s’exclame Me Éric Mongeau.

« Je ne m’y attendais pas et pourtant, l’enquête dure un an!, renchérit Me Emmanuelle Poupart. Ça été totalement confidentielle! », ajoute celle qui s’est dit « très flattée et honorée».


Éric Mongeau, de Stikeman Elliott
Éric Mongeau, de Stikeman Elliott
« Ce n’était pas sur mon radar », dit de son côté Me Patrick Ouellet. Il connaissait le prestige de l’association, car deux membres de son cabinet, James Woods, et Joseph R. Nuss, juge à la retraite, lui en avait parlé.

Aucun ne sait ce qui a transpiré de l’enquête pour que leur nom soit retenu. « Le collège met beaucoup l’accent sur l’excellence du travail de plaideur, dit Me Mongeau, mais aussi sur l’éthique et le sens de la collégialité, des valeurs auxquelles je crois fermement. »

Surprise ou pas, l’honneur est palpable pour tous. «L’association est un groupe très sélect formé des meilleurs avocats de litiges nord-américains, dit Me Éric Dunberry. Une invitation à s’y joindre comme Fellow est une marque prestigieuse de reconnaissance par ses pairs », ajoute-t-il, se disant à la fois honoré et privilégié. « C’est une source de grande fierté partagée avec mes collègues et amis mais surtout et avant tout avec les membres de ma famille. »

Une soirée magique

Patrick Ouellet, de Woods
Patrick Ouellet, de Woods
On avait dit à Me Mongeau de cette rencontre printanière de l’association, en Arizona cette année, et surtout, de la soirée d’intronisation: « vous allez vous en rappeler toute votre vie ».

Et c’était vrai, dit l’avocat de Stikeman. «C’est très impressionnant. Le grand moment a eu lieu le samedi soir. Il y avait un dîner de gala, en tuxedos et robes de soirée, et on invitait les nouveaux Fellows sur la scène. Puis on nous lit la charte de l’Association. C’est très solennel. J’ai été vraiment ému. On pense à notre famille, à nos mentors, à tous ceux avec qui on a travaillés. C’est vraiment une organisation de première classe.»

Tous ont été impressionnés par la brochette de conférenciers, où figuraient, entre autres, l’actuel directeur du FBI, une juge de la cour suprême de la Floride, le tout nouveau juge de la Cour suprême du Canada, Malcolm Rowe, et une pléthore de juristes d’exception.

« La qualité des conférenciers, c’est incroyable! Chaque présentation était d’une qualité époustouflante », dit Patrick Ouellet.

Chaque nouveau Fellow portait un badge où était écrit le mot « inductee », raconte Emmanuelle Poupart. « Les gens viennent vous voir, ils se présentent, ils vous félicitent et vous disent: ‘welcome’. Il y a une collégialité impressionnante. »

Emmanuelle Poupart, de McCarthy Tétrault
Emmanuelle Poupart, de McCarthy Tétrault
Même son de cloche du côté d’Éric Dunberry: « l’accueil des nouveaux Fellows était exceptionnel, chaleureux et empreint d’une grande générosité et de camaraderie ».

Et Me Poupart n’a que des bons mots pour la présidente du chapitre québécois, Me Suzanne Pringle. Elle semblait fière, dit-elle, de la cohorte québécoise. « Elle est absolument formidable, inclusive, et chaleureuse. »

Le nombre de Fellows du American College of Trial Lawyers ne peut dépasser un pour cent de la population totale d'avocats de tout état ou de toute province.