Il y a de meilleures résolutions que d'autres.
Il y a de meilleures résolutions que d'autres.
Nous prenons presque tous des bonnes résolutions pour accroître notre productivité. Et puis le stress, les sollicitations incessantes et les urgences ont raison de ces bonnes résolutions…

Mais c’est aussi parce que nous ne les prenons pas comme il faut, selon Jay Harrington de Attorney at Work. On se focalise sur l’efficacité qui consiste à faire plus en moins de temps plutôt que sur celle qui consiste à faire les bonnes choses.

Presque tous les avocats ont du mal à gérer leur temps. La solution n’est pas d’essayer de trouver plus d’heures dans la journée. La clé pour une productivité réussie, c’est d’identifier les tâches prioritaires, celles qui mènent au succès, et de travailler à éliminer les autres.

Pour cela, voici quelques habitudes dont les avocats doivent se débarrasser en 2019.

1. Laisser la porte ouverte aux demandes.

Conseils autour d’un café, participation à un panel… Nous recevons tous des demandes bien intentionnées de la part d'amis, de collègues, de proches, et même d’inconnus.

Même si ce sont souvent des distractions inutiles, il est parfois difficile de dire « non ». Alors on laisse la porte ouverte : « j'y penserai » ou « reparlons-en la semaine prochaine ».

Relances et rappels ne feront que rendre ces distractions encore plus chronophages. Apprenez à dire « non », de façon respectueuse mais ferme, dès le départ.

2. Sous-estimer le temps que ça prend

Une des raisons pour lesquelles nous disons « oui » trop souvent, c’est que nous sous-estimons la durée que les choses peuvent prendre.

De la rénovation d'un bureau à la rédaction d'un article, presque tout prend plus de temps que prévu. Sans compter qu’il y aura toujours des imprévus… Pensez-y avant d’accepter!

3. Attendre la fin de la journée pour vous attaquer aux priorités

Au moment où de nombreux avocats arrivent au bureau, les appels téléphoniques et les courriels se sont déjà accumulés. Difficile dans ces circonstances de s'organiser et de privilégier les tâches les plus importantes. Celles-ci se trouvent donc reléguées à la fin de la journée…

Inversez votre emploi du temps. Le soir, votre cerveau est épuisé. Qu’il s’agisse de rédiger un mémoire, de pratiquer une présentation ou d’élaborer une stratégie, ne repoussez plus vos tâches prioritaires à la fin de la journée. Profitez de votre esprit frais pour vous y coller.

4. Travailler avec des clients difficiles

Les clients difficiles sont capables d’aspirer toute l’énergie d’un cabinet et de ses avocats. Les bons clients peuvent alors se sentir délaissés…

C’est pourquoi il est essentiel d’apprendre à se séparer, de manière responsable et judicieuse, des clients difficiles. Mobilisez vos ressources autour de relations plus prometteuses et libérez votre temps pour créer des liens plus rentables au fil du temps.

5. Rendre le marketing plus compliqué qu'il ne le devrait

Il est facile de penser que tout le monde, ou chaque entreprise, est un client potentiel. Nous développons alors des approches complexes en matière de marketing et de développement commercial.

Demandez-vous : de combien de nouveaux clients ai-je vraiment besoin? Vous verrez que la réponse est en deçà de ce que vous pensiez. Cela vous permettra d'élaborer une stratégie plus personnalisée, ciblée et, en fin de compte, plus efficace.

6. Être réactif plutôt que de planifier

Il faut établir un créneau précis si vous souhaitez monter une pratique.

Un avocat «touche-à-tout» est réactif aux opportunités. Même si on l’approche dans un autre domaine que son expertise, il accepte. Il passe donc beaucoup de temps à se familiariser avec de nouvelles notions. Puis, pour rentabiliser le temps qu’il y a consacré, il ajoute cette expertise à son site web. Puis quelqu’un l’approche sur un autre domaine de droit, et ça recommence....

Vous n’arriverez à rien en vous dispersant ainsi.

7. Croire que « vendre » est un gros mot.

Dans les cercles juridiques, « vendre » est presque un mot vulgaire. Mais dans la plupart des cas, ce qui nous rebute, c’est que les vendeurs nous présentent quelque chose dont nous n’avions pas besoin, ou nous abordent à un moment où nous n’en avons pas besoin.

Mais si vous avez du talent et que vous savez à qui vous vous adressez, le marketing et la vente - au sens d’informer les clients potentiels des types de problèmes que vous résolvez - sont presque un devoir pour un avocat.

La plupart des clients potentiels ne savent pas vers qui se tourner. Si vous ne vendez pas ce que vous avez à proposer, quelqu'un d'autre, peut-être beaucoup moins équipé, le fera.

8. Avoir peur de l'échec

L'échec n'est pas à craindre. Il aide à se perfectionner. C’est ce qui rend la pratique du droit frustrante et exaltante à la fois.

Il est facile de se laisser prendre à l’inertie du statu quo. Le seul moyen de se libérer consiste à accepter la possibilité d'un échec.

9. Négliger votre santé et votre bien-être

Le travail d’avocat n’est pas un passe-temps. Mais c’est aussi un mythe que la seule façon de réussir dans sa pratique juridique est de tout donner.

La pratique du droit peut être intellectuellement stimulante et financièrement enrichissante. Mais cela ne devrait pas être tout dans la vie d’un avocat. Vous devez faire des expériences et des rencontres, hors du travail, une priorité.

10. Se focaliser sur le futur plutôt que sur le moment présent

De nombreux avocats se concentrent sur d’éventuels jalons futurs : devenir associé, économiser pour leur retraite... Ils pensent que ces jalons leur apporteront satisfaction.

Mais le risque est d’oublier d’être heureux au présent en se focalisant sur ce bonheur futur incertain. Et lorsqu’on est malheureux de son parcours, on a tendance à compenser futilement.

Mieux vaut donc penser à son bien-être immédiat plutôt que de fantasmer un futur que l’on ne peut de toute façon pas prévoir.